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16/01/2013

Et pourtant elle tourne. Par François Delapierre

vidage14nov12 565.jpgDepuis Mots Croisés, nous savons que Cahuzac ne croit pas à la lutte des classes. Il n’y a même jamais cru ! Ne dénonçait-il pas il y a un an la politique de classe de Sarkozy « président des riches » ? Pffft… par la grâce de l’élection d’un président acquis à la ligne démocrate, les classes sociales auraient fait la paix dans un monde Bisounours du gagnant-gagnant ? Une semaine aura suffi pour pulvériser cette fantaisie.

Dès le 28 octobre, les 98 patrons des plus grosses entreprises françaises listaient leurs revendications dans une lettre ouverte à Hollande qui fit quelque bruit. Comment le successeur du président des riches accueillit-il cette volonté de ressusciter la lutte des classes ? Il renonça à toute lutte et obéit immédiatement au premier chapitre de la missive, « compétitivité », qui exigeait une baisse du prix du travail financée par une hausse de la TVA et une diminution des dépenses publiques

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Mali : Rompre avec la logique guerrière

logoPGnat.jpgLe Parti de gauche (PG) prend acte de la décision du Président de la République d’engager militairement des troupes françaises au Mali. Il rend hommage au lieutenant Damien Boiteux.

L’argument utilisé par François Hollande pour justifier une telle intervention est la décision des groupes djihadistes de se mettre en mouvement vers le sud, en direction de la ville de Mopti créant ainsi une situation menaçante. Dès lors, il affirme avoir répondu à la demande d’aide du Président du Mali, ainsi qu’à l’inquiétude légitime des maliens face à la cruauté de ces groupes.

Le PG n’en juge pas moins inacceptable que la décision de faire la guerre soit prise en dépit des règles établies par la résolution 2085 des Nations unies, qui requière expressément que le Conseil de sécurité approuve par avance toute intervention militaire par une force panafricaine, et à fortiori par une force française.

En outre, le PG déplore que cette décision ait été prise en dehors de toute consultation de la représentation nationale.

Il n’accepte pas la décision du gouvernement consistant à ce que le débat prévu au parlement mercredi 16 janvier ne soit pas suivi d’un vote. Le PG exprime sa solidarité avec le groupe des élus du Front de gauche qui a demandé ce vote, refusé par Jean-Marc Ayrault.

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15/01/2013

À propos de l'intervention au Mali > Jean-Luc Mélenchon (France Info) et Raquel Garrido (BFM TV)

article_mali.jpgDes soldats français sur la base de Bamako, au Mali, le 14 janvier 2013. REUTERS/Joe Penney

L’intérêt d’une intervention militaire extérieure pour régler le problème posé au nord du Mali est discutable.
En décider alors que les intérêts fondamentaux de la France ne sont pas en cause, selon le chef de l’Etat lui-même, et alors que les troupes africaines sont engagées, est discutable.
En décider seul, sans en saisir préalablement ni le gouvernement, ni le Parlement, est condamnable.

Jean-Luc Mélenchon


Mélenchon après la Manif pour Tous" : "Convaincre" par FranceInfo


Raquel Garrido à "BFM Story" le 14/01/2013 par lepartidegauche

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2013 : ON NE LÂCHE RIEN

abaslauste.jpgLes voeux de François Hollande et les interventions de Jean-Marc Ayrault du début d’année n’ont qu’un fil conducteur : la poursuite de l’austérité. Le cap pour l’emploi, la compétitivité et la croissance partent d’un diagnostic erroné qui apparaît de plus en plus clairement au fur et à mesure des discours des membres du gouvernement : pour eux il y a un problème de coût du travail. Et visiblement pas de problème du côté du capital. Les propos de Jérôme Cahuzac à Mots Croisés étaient d’ailleurs très éclairants : la réforme fiscale a été faite. Circulez, il n’y a plus rien à modifier. Côté relations du travail, le président de la République a parlé de « compromis novateurs » dans son discours du 31 décembre. Déjà que ce gouvernement ne revient pas sur les pires régressions des gouvernements de droite précédents comme l’inversion de la hiérarchie des normes permettant des accords d’entreprise moins favorables que les accords de branche mais en plus il met en œuvre un projet de démantèlement de l’inspection du travail incluant la poursuite de la diminution du nombre d’inspecteurs et contrôleurs du travail. Un compromis sur la base d’un rapport de force en faveur du patronat, soutenu par le gouvernement, cela promet ! Mais c’est cohérent avec le parallèle fait par Hollande entre la peur des licenciements et la peur d’embaucher ainsi que le choix de privilégier la politique de l’offre ! Mais la fin 2012 et le début 2013 c’est aussi la poursuite de la politique inhumaine de visas refusés sans explication et de la politique du chiffre d’expulsions d’étrangers sans papiers.

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14/01/2013

Soldes sur le salariat. Par Leila Chaibi (vidéo)

leilachaibi.jpg


Retour sur les négociations autour du contrat de travail avec Leila Chaibi, Secrétaire national au précariat. Explications et propositions d'urgence du Parti de Gauche.


Soldes sur le salariat par lepartidegauche

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Le Medef est en train d’obtenir du gouvernement PS ce qu’il n’avait pu arracher à l’UMP

parisot_porte_tronche-324x300.jpgLe Medef a obtenu tout ce qu’il voulait : les licenciements seront plus faciles, les délais de recours plus courts et la possibilité d’aller en justice plus difficile.

Les salariés n’obtiennent que des miettes et au lieu de durcir les conditions d’utilisation des CDD, la taxation introduite ne concerne même pas tous les CDD et pourra être contournée sans problème.
Et si la demande patronale de nouvelles exonérations est acceptée, ce sont 40 millions qui seront économisés par le patronat sur le dos de l’Unedic.

Cet accord c’est plus de précarité, moins de droits pour les travailleurs et plus de droits pour les patrons. C’est la flexibilité sans la sécurité. C’était donc ça l’accord "historique" décrit par François Hollande dans son discours sur la compétitivité?

Le Parti de Gauche appelle les travailleurs à se regrouper derrière les syndicats qui ont d’ores et déjà dénoncer cet accord pour empêcher que cette énorme régression sociale soit ratifiée au Parlement. Nous appelons les députés de gauche, qui sont majoritaires, à s’opposer à ce recul incroyable des droits des salariés. Le Parti de Gauche invite les assemblées citoyennes à constituer des délégations pour aller à leur rencontre afin de présenter les arguments de rejet du texte.

Martine Billard

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13/01/2013

Plans sociaux : 2013, année noire en France et dans le monde

aquiletour.jpgDe nombreux plans sociaux ont été décidés en 2012 qui vont se concrétiser cette année, entraînant dans leur sillage des départs volontaires, départs à la retraite, licenciements… Une chose est sûre : en 2013, des milliers d’emplois vont disparaître. Le point sur certaines entreprises concernées, en France et dans le monde :

* EN FRANCE

Texas instrument : la direction de Texas Instrument, spécialiste notamment des microprocesseurs pour la téléphonie mobile et les tablettes numériques, a annoncé la fermeture de son site de Villeneuve-Loubet en 2013 et la suppression de 517 postes.

Motorola : l’équipementier américain Motorola Mobility, filiale de téléphonie mobile de Google, pourrait supprimer 170 personnes sur son site de Toulouse et envisagerait même de fermer le centre toulousain.

PSA Peugeot-Citroën : Le groupe engage un vaste plan de restructuration qui prévoit notamment la réorganisation du site de Rennes, en Ille-et-Vilaine, et la fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Au total, ce sont quelque 11 000 postes qui devraient disparaître.

Visteon : la direction de Visteon, l’équipementier automobile européen, a engagé un plan de sauvegarde de l’emploi et prévoit la suppression de 243 postes dans le Nord et le Pas-de-Calais. C’est le site de Godecourt qui est le plus touché par cette restructuration.

Randstadt : le groupe de travail temporaire a annoncé en décembre un projet de réorganisation de son réseau en France et la mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi qui implique la suppression de 163 postes.

Pierre & Vacances : le groupe de tourisme et d’immobilier a annoncé un vaste plan d’économie et la suppression de 195 postes, essentiellement en France. C’est le siège du groupe qui est le plus touché par cette restructuration.

SFR : deuxième opérateur de télécommunications en France, SFR a annoncé en novembre dernier avoir engagé « un processus d’information-consultation sur un projet de réorganisation de l’entreprise en vue de sauvegarder sa compétitivité et d’accélérer sa mutation vers le numérique ». A la clé : la suppression de 856 emplois.

Air France : la compagnie aérienne a engagé un plan de restructuration d’ampleur qui prévoit une réduction de 10% de ses effectifs d’ici 2015, soit la suppression de plus de 5000 postes.

Alcatel-Lucent France : Pour faire face à ses difficultés, le groupe a annoncé sa décision de supprimer près de 5500 postes dans le monde. La France est particulièrement touchée avec 934 suppressions d’emplois.

Albany : le groupe, spécialisé dans la fabrication de tissus techniques et de matériaux textiles, et qui emploie 4300 personnes dans le monde, a présenté en novembre un projet de réorganisation industrielle avec, pour conséquence, la suppression de 200 emplois sur ses sites français de Sélestat et Saint-Julien.

Hermès Metal : le spécialiste des équipements pour la grande distribution a décidé d’une restructuration et se prépare à supprimer 96 postes sur plusieurs de ses sites français. La mise en place du plan de sauvegarde de l’emploi devrait avoir lieu durant le 1er semestre 2013.

Journal Sud-Ouest : le groupe Sud-Ouest a annoncé un plan de restructuration au sein du quotidien régional et la suppression de 180 emplois, soit 18% de ses effectifs.

Candia : le groupe Sodiaal, qui détient la célèbre marque de lait Candia, a annoncé la fermeture de trois sites de conditionnement et la suppression de plus de 300 emplois. Les fermetures seront étalées entre 2013 et 2014.

DANS LE MONDE

ING : dans le cadre d’un grand plan de restructuration et d’un nouveau plan de réduction des coûts, le bancassureur néerlandais ING se préparer à supprimer 2350 emplois.

Barclay : l’une des plus grandes banques du Royaume-Uni prévoirait de supprimer 2000 emplois. Selon le Wall Street Journal, la direction devrait annoncer officiellement cette restructuration en ce début d’année.

Citigroup : le groupe bancaire américain a annoncé le mois dernier un « repositionnement » qui implique la suppression de 11 000 postes et la fermeture de certaines de ses agences dans le monde.

Osram : la société allemande de production de lampes a annoncé un plan de restructuration d’ampleur qui passe par la cession d’usines et la suppression de 4700 emplois d’ici 2014.

EADS : dans l’objectif d’améliorer sa compétitivité, le géant industriel a annoncé début décembre la suppression de 850 emplois au sein de sa division « défense et sécurité », Cassidian.

Panasonic : le Japonais « Panasonic Corporation », l’un des géants mondiaux de l’électronique, continue à enchaîner les pertes. Après deux grosses vagues de suppression de postes entre 2009 et aujourd’hui, le groupe envisage de se séparer de nouveau de 8000 collaborateurs.

Faurecia : l’un des géants mondiaux de l’équipement automobile, filiale de PSA Peugeot-Citroën, a annoncé son intention de supprimer 3000 postes cette année sur ses sites d’Europe occidentale.

UBS : dans le cadre d’une restructuration de sa banque d’investissement, la première banque d’affaire suisse prévoit la suppression de 10 000 emplois dans le monde d’ici 2015.

Tunisair : pour faire face à une multitude de difficultés, la compagnie aérienne nationale tunisienne a annoncé peu avant les fêtes sa décision d’engager un plan social qui impliquera le licenciement de 1700 salariés.


* Liste France et Monde non exhaustive...

 Source : http://www.licenciementeconomique.fr/news/plans-sociaux-2013-annee-noire-en-france-et-dans-le-monde

16:09 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | | |

Le scandale des autoroutes vat-il continuer sous Hollande ?

peage-620x295.jpgA l’issue du séminaire gouvernemental autour de François Hollande pour relancer l’investissement, il semble qu’une des propositions retenues puisse être d’inciter les sociétés d’autoroutes à se lancer dans de nouveaux investissements en échange de l’allongement de leur concession. 

Faut-il rappeler qu’avec la privatisation des autoroutes, des milliards ont atterrit dans les poches des concessionnaires. Le réseau autoroutier français, le deuxième d’Europe derrière l’Allemagne, génère 8,11 milliards d’euros de chiffres d’affaires par an contre 4,5 milliards en Allemagne pour un réseau 30% moins long en France ! Ces autoroutes construites grâce aux impôts payés par les ménages voient leur péage augmenter chaque année bien au delà de l’inflation afin d’enrichir tous les ans un peu plus les actionnaires. Leur prix de vente a été sciemment sous-évalué lors du bradage au secteur privé. Mais cela n’a pas suffit aux concessionnaires comme Vinci : en surexploitant  les salariés, en réduisant leurs effectifs, en augmentant les prix des tronçons les plus fréquentés, les bénéfices au kilomètre ont augmenté de 30% en 5 ans.

Malgré cela, ils osent pleurer en disant qu’ils n’ont pas de quoi investir et que c’est à l’état de le faire. Ou alors il leur faut en échange un allongement de concessions, alors qu’ils ont déjà obtenu un an de plus en 2010 grâce à Jean-Louis Borloo.

Hors de question ! Ni les automobilistes ni les contribuables n’ont à servir de vache à lait aux actionnaires des sociétés d’autoroutes.
Cela suffit ! Il n’y pas pas besoin d’autoroutes en plus alors que le réchauffement climatique glisse vers un niveau incontrôlable ! Et encore moins pour engraisser Vinci. A Notre Dame des Landes ou dans les autoroutes, Vinci dehors !

Martine Billard, co-présidente du Parti de Gauche

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L’"accord" sur l’emploi ne doit pas devenir une loi !

5883695885_c7dcf66fb0.jpgLe Front de gauche regrette la signature des accords sur l’emploi. Ce texte inspiré par le MEDEF marque une avancée pour celui-ci. Cette organisation patronale s’en est d’ailleurs aussitôt réjouie. S’il y a sécurisation c’est celle qui permet plus de flexibilité ! Le CDI est toujours plus attaqué comme norme de notre droit du travail.  La hiérarchie des normes est contestée : les salariés ne pourront plus refuser un avenant à leur contrat de travail si un accord d entreprise le prévoit. Sur bien des aspects, cet accord rompt avec notre modèle social et républicain. 

Cet accord est en réalité minoritaire puisque les syndicats qui, à juste titre, le refusent, qu’ils aient participé ou non à la négociation, sont ensemble les plus représentatifs des salariés.

La bataille n’est donc pas finie : ce texte ne vaut pas loi.

Le Front de gauche soutiendra les mobilisations des organisations syndicales qui, lui étant opposées, interpellent le Parlement pour qu’il ne le vote pas en l’état. Majoritaires à l’assemblée nationale, les parlementaires PS et Europe Ecologie –Les Verts ont une lourde responsabilité : ils peuvent refuser cette régression sociale. Nous appelons les assemblées citoyennes et toutes les structures du Front de Gauche à interpeller leurs député-e-s et sénateur-trices de gauche. Ce texte ne doit pas passer !

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Quand la banque va…

Un bon bankster est un bankster mort.jpgL’année commence admirablement pour les banquiers. Les banques viennent d’augmenter leurs tarifs, au-dessus de l’inflation qu’elles ont en horreur, mais pas au point de ne pas l’alimenter par l’inflation des tarifs bancaires ! Par exemple celui de la carte à autorisation systématique, utilisées par les personnes sans chéquier qui ont recours au « droit au compte » prévu par la loi. Un « droit » qui coûtera donc de plus en plus cher... Mais surtout, la bonne nouvelle qui a fait bondir les cours de bourse des banques européennes cette semaine est venue de Suisse. Le comité de Bâle vient d’annoncer qu’il abandonnait les exigences faites aux banques d’augmenter la part de leurs fonds propres pour 2015 et les reportait à 2019. De plus, la liste des actifs admis pour constituer ces réserves a été considérablement élargie. À côté de l’argent liquide, des liquidités déposées auprès des banques centrales et des obligations souveraines on trouve désormais les obligations d’entreprises, les actions et les créances hypothécaires titrisées comme par exemple… les subprimes !

Cette réforme des « ratios prudentiels » était pourtant la pierre angulaire de la réforme du système bancaire et financier annoncé après la crise des subprimes puis la faillite de Lehman Brothers en 2007 et 2008. Elle était la mesure destinée à éviter les défaillances d’établissements bancaires. Les banquiers avaient d’abord obtenu qu’on les laisse se réformer eux-mêmes dans le cadre de ce comité de Bâle constitué de gouverneurs de banques centrales majoritairement européennes et donc dorénavant majoritairement « indépendantes ». Ils étaient alors prêts à toutes les promesses pour éviter une règlementation accrue de leurs activités par la loi. Mais dans un second temps leur lobbying est venu à bout des engagements de ces accords dits de Bâle III qui auraient représenté pour eux un manque à gagner dont ils ont expliqué sans rire qu’il allait faire défaut à l’économie.

Oui vous avez bien lu. Les banques qui déjà ne prêtent pas les 1000 milliards d’euros qui leurs sont abondamment fournis (à un taux de 0,75% !) par la BCE ont prétendu qu’il fallait maintenir le niveau de leurs liquidités pour qu’elles financent des crédits et donc l’activité. Dès lors que les profits bancaires et les activités spéculatives n’ont pas été inquiétés, le financement de l’économie qui devrait constituer le métier des banques n’est en réalité que la variable d’ajustement de leurs diverses opérations. D’ailleurs la direction de la Banque de France a engagé un vaste plan social réduisant ses moyens de soutien aux surendettés et de suivi de l’activité économique tandis que celle de la Société Générale veut faire passer un plan social permanent pour réduire ses effectifs. Avec l’abandon des accords de Bâle III, il ne reste plus rien des résolutions énergiques prises lors du krach des subprimes par les gouvernements des principales puissances économiques du monde. Oubliées la promesse de tirer les leçons de la crise de 1929 et de mener des politiques de relance par l’investissement public pour contrer la spirale de la récession. Oubliée également la réforme des rémunérations des traders et des bonus des dirigeants qui incitent à des prises de risque inconsidérées. La politique menée n’a eu en réalité qu’un but, rétablir les profits bancaires et financiers. C’est-à-dire servir le capital financier au nom de l’adage selon lequel « quand la banque va tout va ». On voit ce qu’il en est : les cours des valeurs bancaires augmentent au moment où la récession s’installe.

François Delapierre


Lire aussi :
SOCIETE PROTECTRICE DES RICHES : APPEL AUX DONS

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11/01/2013

Ce que vous faites ne marche pas ! Par Gabriel AMARD

gab_amard.jpgSi l'histoire de la gauche a toujours été parcourue de multiples courants, ceux-ci correspondaient souvent à des différences stratégiques sur les moyens pour changer la société, et notamment le système capitaliste. Réformes, révolutions, compromis avec le capital, radicalités, dans le cadre de la République ou en dehors, par les urnes ou par les armes, etc., les débats qui ont traversé la gauche ont toujours existé.

Peu à peu, et vers la fin du XXème siècle, 2 gauches se sont imposées : une gauche réformatrice, sociale-démocrate (incarnée par Michel Rocard) et une autre plus radicale, plus anti-capitaliste (incarnée par François Mitterrand et le Parti Communiste Français - oui, j'ose). Ces 2 gauches débattaient sévèrement mais étaient tout à fait aptes à gouverner ensemble. Les exemples des gouvernements d'Union de la Gauche en 1981 ou de la Gauche Plurielle en 1997 l'attestent.

Je pense qu'aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Clairement, ces 2 gauches sont irréconciliables et ne peuvent pas gouverner ensemble. Le PS embraye le pas des politiques libérales d'austérité, alors que le Front de Gauche pense qu'il faut sortir de cette ornière creusée par des années de construction européennes uniquement tournées vers ces politiques libérales. Tout ceci a été particulièrement illustré hier soir dans le débat qui opposait Jean-Luc Mélenchon, le candidat à la présidentielle pour le Front de Gauche et Jérôme Cahuzac, Ministre du Budget et membre du Parti Socialiste.

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Comment l’Europe est en train de transformer l’eau du robinet en marchandise en toute discrétion

eauprixpg.jpgSoutenue par des multinationales, la Commission européenne pousse secrètement à la privatisation de l’eau en Europe, affirme le site de la télévision allemande « Monitor ». L’accès à l’eau de qualité est reconnue comme un droit fondamental par l’ONU, mais si ces multinationales parviennent à obtenir ce qu’elles souhaitent, elles pourront se partager un pactole constitué de milliards d’euros.

La Commission a commencé à promouvoir la privatisation de l’eau pour les pays touchés par la crise et qui ont bénéficié de plans d’urgence, comme la Grèce et le Portugal par exemple. La troïka a parfois imposé cette privatisation, qui est alors expressément prévue dans les contrats qu’elle leur fait signer. En Grèce, les grands aqueducs d’Athènes et de Thessalonique ont été vendus. Pour le consommateur, la privatisation a des conséquences importantes. Au Portugal dans la ville de Pacos de Ferreira où la compagnie des eaux « Aguas de Portugal » a été privatisée, la facture d’eau a augmenté de près de 400% en quelques années, et chaque année, elle continue d’augmenter au rythme de 6%. Mais ce n’est qu’un début, affirme Monitor : la Commission cherche désormais à étendre cette privatisation aux autres pays européens.

Selon Heide Rühle, une parlementaire allemande européenne qui représente les Verts allemand, l’UE met tout en œuvre pour imposer discrètement la privatisation de l’eau en Allemagne. D’après le commissaire européen Michel Barnier, cependant, la décision de la fourniture de l’eau sera toujours entre les mains des municipalités, et il s’agit simplement de leur donner la possibilité de faire appel à un partenaire privé réglementé pour le bénéfice du consommateur.

Or, une étude menée par l’Université de Barcelone en 2010 indique que la privatisation de l’eau n’a pas toujours favorisé la baisse des prix, et que dans certains cas, la qualité de l’eau s’est dégradée, parce que les entreprises privées qui ont pour objectif premier de réaliser des bénéfices ont une tendance à moins entretenir et rénover l’infrastructure. Les promesses faites au moment de la privatisation sont rarement tenues.

Pour les investisseurs, l’eau est devenue une marchandise de premier plan. Le marché de l’eau représente chaque année des centaines de milliards d’euros en Europe, et les grandes multinationales tentent d’obtenir la signature de contrats. Les petites entreprises locales de l’eau ne peuvent pas rivaliser avec les prix de dumping que peuvent offrir les grandes firmes telles que Veolia, RWE, Gelsenwasser et Thames Water. Ces société font du lobbying et elles conseillent les Eurocrates. La Commission européenne est par exemple guidée par un groupe de pilotage qui comprend des représentant des grandes firmes de distribution d’eau.

Des groupes de défense protestent contre cet état de choses. Ils se réfèrent à des expériences passées comme à Londres, Bordeaux et Berlin, où la qualité de l’eau s’est dégradée suite à la privatisation : tuyaux pourris, contamination de l’eau potable, et ajout de chlore pour maintenir l’hygiène.

Le 15 mai 2011, un groupement d’associations, dont ATTAC, a ainsi adressé un courrier à la Commission pour manifester son mécontentement et réclamer la fin des mesures visant à privatiser l’eau. Le 26 septembre de cette année, ce courrier recevait une réponse de la part de Gabriele Giudice, le Responsable du bureau de la Grèce pour la Commission des Affaires Economiques et Financières, expliquant que la privatisation permettrait de réduire la dette publique, qu’elle permettrait d’augmenter « l’efficacité des entreprises, et, par extension, la compétitivité de l’économie dans son ensemble, tout en attirant les investissements directs internationaux». Cependant, la Commission n’a pas fourni plus de détails pour étayer ces affirmations.

L’eau doit elle être un droit fondamental humain ou une mine d’or pour des multinationales ? « Bruxelles a déjà tranché : à l’avenir, l’eau appartiendra plutôt aux firmes multinationales, plutôt qu’à chacun d’entre nous », conclut Monitor.

express.be

Source : http://globalpresse.wordpress.com/2013/01/03/comment-leur...

Note précédente : Vive la régie publique de l'eau! Avec Gabriel Amard (vidéo)

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10/01/2013

Mélenchon : "SEUL? JE NE SUIS PAS SEUL PUISQUE JE SUIS À GAUCHE"

1partager.jpgWah, quel numéro de « Mots Croisés ». Je crois qu’il fera date. J’ai aimé ce débat et je crois qu’il est fondateur d’une nouvelle époque à gauche. Enfin un dirigeant socialiste qui accepte le débat avec moi. Enfin un dirigeant socialiste qui ne biaise pas, assume son social libéralisme et ne commence pas par batailler sur le mot lui-même. Cahuzac assume. C’est sa principale force d’argumentation. Le débat fut passionné et je crois aussi qu’il était passionnant. Il fut entouré d’une magnifique bataille rangée de nos soutiens politiques. Sur twetter, face book et dans les  médias, chacun s’est mis en formation de combat. Tous voulaient participer et participèrent de cette façon. L’émission a battu son record historique d’audience et de part de marché. Et la conjonction des deux records est aussi une première. L’émission a explosé son record de twetts ! La furia était telle que des journalistes se sont lâché comme des groupies, contre moi bien sur, en inondant l’émission de tweetts qui furent passés à l’antenne certes signés, mais sans mention du titre de l’expéditeur. Ainsi s’affichèrent à l’écran les messages de Lilian Alemagna, en charge de la gauche pour « Libération », Bruno Jeudy, rédacteur en chef du « Journal du Dimanche » et Bruno Dely, directeur adjoint de la rédaction du « Nouvel Observateur ». Tous signé mais sans mention  de la fonction de journaliste ni du titre de presse où ils officient. Ce n’est pas parce qu’ils m’étaient hostiles que je vais les montrer du doigt. Je trouve cette situation exemplaire. Je salue leur engagement politique de citoyen. Et j’en attribue tout le mérite à Cahuzac. Je ne plaisante pas. Je crois que quand la gauche sociale libérale s’assume elle aussi trouve une capacité de mobilisation des siens. Je fais ce billet « à chaud » en quelque sorte. C’est la raison pour laquelle il est bien moins long que d’habitude. Aussi parce qu’il faut que je dorme un peu, non ? Je réagis à l’émission. Puis mon post sera complété au fil des jours par des chapitres supplémentaires sur les questions dans l’actualité. Ce post sera donc « évolutif ». Je commence par le fond de ce qui s’est donné à voir dans le débat et je poursuis, pour m’amuser, avec les erreurs et bobards de Jérome Cahuzac. Ils sont de bonne guerre de sa part. Mais ils ont l’avantage de rendre plus visible et ridicule les numéros d’adulation de commande sur « sa compétence », sa « précision technique » et ainsi de suite. Je savais que j’affrontais non seulement Jérôme Cahuzac mais son équipe de gestion de crise d’Euro-RSCG, dont le PDG Stéphan Fouks se vante d’être le conseiller direct du ministre. Son attaché de presse n’avait-elle pas été celle de madame Béthencourt pendant la crise qu’affronta la pauvre vieille dame. C’est eux qui inventèrent ce slogan « vous êtes un homme seul ». Certes cela aurait peut-être fonctionné, s’il avait été explicité auparavant. Mais il tomba comme un cheveux sur la soupe quand Cahuzac se souvint qu’il devait le placer et le balança tout soudain en fin de parcours. Il ralluma de cette façon la fierté militante des nôtres et déclencha un torrent de tweet avec les photos des meetings de masse de la campagne du Front de gauche. Seul ! Depuis l’émission je suis plus nombreux que jamais à gauche.

Amis lecteurs, j’y reviendrai, mais je m’en voudrais si je ne vous alertais pas tout de suite. Dimanche la droite et les réactionnaires de tous bords vont faire la plus grosse manifestation de droite de l’histoire, nous dit-on ! Préparez vos chaussures de marche. De notre côté, le 29 janvier avec la manifestation pour le mariage pour tous  c’est à dire pour l’égalité des droits civiques nous allons remuer les entrailles de la terre. La bataille pour l’égalité des droits sociaux et civiques à la même racine. Elle est une et indivisible.

J.-L. Mélenchon "Mots croisés" France 2


J.-L. Mélenchon "Mots croisés" France 2 par lepartidegauche

Émission "Mots croisés" du 7 janvier 2013 animée par Yves Calvi. Thème de l'émission : "Gauche contre Gauche". Face à face avec Jérôme Cahuzac.

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09/01/2013

#NDLL : 2013 sera pas une année... pédalo (vidéo)

pedalo2013.jpgDENEZ PRIGENT Hent-Eon (Chemin d'écume)

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08/01/2013

Festi-ZAD de Notre-Dame-des-Landes, vers 15H, avant les concerts (#nddl) 20.000 festivaliers ensuite...

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Gilles Servat - Son an everien gwad

"La chanson des buveurs de sang"
eus ar bladenn "Ki Du" embannet e 1972.
(Pichon / Servat)
Kelenn

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Note précédente :

“NOTRE DAME DES LANDES POUR LES NULS” Par la Parisienne Libérée

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