Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog


02/11/2013

Le climat d’impunité de l’extrême-droite doit cesser. Martine Billard

 

docks_extreme_droite.jpg

Les attaques des milieux d’extrême-droite contre les militants antifascistes et antiracistes se multiplient ces derniers mois. Elles prennent différentes formes pouvant aller jusqu’au meurtre comme pour Clément Méric en passant par les agressions physiques subies par deux militantes de l’UNEF. Une candidate FN peut même se permettre de comparer une femme ministre à un singe sans que cela n’appelle de réaction institutionnelle à son encontre. Et le cynisme du Front National et son sentiment de toute puissance sont tel qu’il va jusqu’à porter plainte contre Christiane Taubira pour sa réponse aux insultes !

Les militants du Parti de Gauche subissent aussi régulièrement ces attaques :

    Une militante menacée de mort à Semur en Auxois par un membre du bureau départemental du FN 21 début juillet.
    Notre responsable de la commission écologie du PG, Julie Del Papa victime d’appels au meurtre et au viol sur les réseaux sociaux mi septembre.
    Le local du PG31 vandalisé dans la nuit du 27 octobre.

Trop c’est trop. A chaque fois la justice prend son temps alors que nos camarades sont mis en danger de mort. Et les responsables se sentant impunis augmentent leur niveau de violence et continuent leurs menaces comme dans le cas de notre camarade Julie Del Papa. Nos courriers au ministre de l’intérieur et à la ministre de la justice sont restés sans réponse.

Tous ceux qui jouent avec la dédiabolisation de Marine Le Pen et à l’inverse la diabolisation du PG sont bien silencieux sur les attaques subies par le PG et ses militants. Madame Le Pen elle-même, si prompte pour dégainer les menaces de poursuites judiciaires contre tous ceux qui lui résistent, n’a jamais dénoncé ces menaces et agressions violentes contre nos militants s’en rendant ainsi complices par son silence.

Le Parti de Gauche ne cédera jamais à la terreur ni des sous-traitants du FN ni du FN lui-même comme en Côte D’Or. Mais il est temps que cesse ce climat d’impunité pour l’extrême droite.

Martine Billard, coprésidente du Parti de Gauche

07:42 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

31/10/2013

NORVÈGE : C'est fait, l'extrême droite gouverne avec la droite.

Norvege_xtreme_droite.jpg

Inquiétante coalition gouvernementale bleu-brune en Norvège

Lundi 30 septembre, trois semaines après la défaite du gouvernement de centre-gauche aux élections législatives, la Norvège s’est dotée d’un nouveau gouvernement. Dirigé par une femme, Erna Solberg, "la Merkel norvégienne", il procède d’une coalition entre le Parti conservateur et le Parti du progrès, un parti d’extrême-droite qui a un temps accueilli en son sein le criminel fasciste Anders Behring Breivik. Un gouvernement tellement à droite que les alliés traditionnels des conservateurs, le Parti chrétien-démocrate et le Parti du centre, ont refusé d’en faire partie, se contentant d’un soutien parlementaire.

Les premiers projets de réformes annoncent la couleur : la Norvège va virer à droite toute ! Alors que le royaume scandinave est officiellement devenu un pays laïque en mai 2012, la religion va pouvoir à nouveau peser sur la société norvégienne : réduction du congé paternité de 14 à 10 semaines, retour d’un enseignement religieux à dominante chrétienne dans plus de la moitié des écoles du pays, ou encore possibilité pour les médecins de refuser de faire hospitaliser une femme désirant pratiquer une interruption volontaire de grossesse. Dans le domaine économique, ce sera tout pour les riches : suppression de l’impôt sur les successions et réduction de l’impôt sur la fortune.

Le Parti de gauche sera extrêmement vigilant à l’égard de la politique réactionnaire conduite par ce gouvernement, traduction d’une radicalisation inquiétante de la droite partout en Europe. Il soutiendra toutes les luttes sociales et politiques qui s’y opposeront. Dans ce cadre, les forces incarnant l’autre gauche en Norvège auront une responsabilité particulière. Le Parti socialiste de gauche (Sosialistisk Venstreparti) et le Parti rouge (Rødt) devront être à l’avant-garde des luttes à venir. Contre la montée en puissance de l’extrême-droite et de ses idées, il ne faudra rien céder !

07:38 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | |

30/10/2013

La Bretagne à l’abattoir. François Delapierre

abattoir.jpg

Le marasme économique qui a mis le feu aux poudres en Bretagne n’est pas la conséquence malheureuse d’une situation géographique excentrée. C’est le fruit des politiques dites de « compétitivité » menées par l’Union européenne et le gouvernement de François Hollande. Le capitalisme a sa géographie, faite de zones spécialisées et hiérarchisées en centres et en périphéries selon leurs contributions réciproques au mouvement général d’extorsion de la plus-value. Le libre-échange vise justement à extraire de chaque territoire tout le profit que permet sa position singulière dans l’espace économique.

Ainsi la Bretagne détient de très grands élevages porcins. Mais l’Allemagne dispose d’un avantage comparatif en matière d’abattage, du fait de l’absence de salaire minimum dans cette branche et du recours massif à des salariés étrangers issus de l’Est exploités sous le régime du détachement instauré par une directive européenne de 1996. Ils gagnent 3 ou 4 euros de l’heure. Dès lors 700 000 porcs bretons font chaque année leur dernier voyage vers l’Allemagne.

Si la géographie physique n’y est pour rien, la politique y est pour beaucoup. C’est une conséquence de la fameuse directive Bolkenstein. Vous souvenez-vous que les partisans du « oui », le solférinien breton Bernard Poignant en tête, prétendaient qu’elle serait bloquée par l’adoption de la Constitution européenne imposée au pays via le traité de Lisbonne ? Quant aux conventions collectives qui suppléaient en Allemagne l’absence de SMIC, elles ont été cassées par le social-démocrate Schröder, maître à penser de Hollande.

Lire la suite

11:44 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |

28/10/2013

Les FRALIB : des Eléphant-es coriaces face à Unilever ! Laurence Sauvage

fralib2.jpgLe 22 octobre 2013, le tribunal de Nanterre a donné une nouvelle fois raison aux salarié-es de Fralib, en confirmant l’arrêt de la cours d’appel d’Aix-en-Provence du 28 février 2013 qui annulait pour la 3ème fois le Plan de sauvegarde de l’emploi, les licenciements des 182 salarié-es et demandait la mise en place d’un 4e PSE.

Lors du délibéré, le juge condamne également Unilever à verser 3 000 euros par jour à partir du huitième jour de notification de cette décision et à 10 000 euros par jour à partir du quinzième jour, en cas de non application de la décision.

Afin d’interpeller l’état sur les mesures à prendre face à la multinationale et notamment demander une réunion tripartite entre les salarié-es, Unilever et le gouvernement, les « Fralibiens » ont bloqué ce jeudi matin l’entrée de l’autoroute Aubagne-Marseille. En effet, sans salaires depuis plus de 7 mois, ils sont aujourd’hui toujours salariés de FRALIB mais doivent percevoir les indemnités de chômage !

Une situation totalement révoltante mais bien connue par les services de l’Etat qui continuent à ne pas vouloir prendre la responsabilité d’exiger qu’Unilever mette fin à cet harcèlement juridique et que le bon droit des salarié-es soient reconnu afin qu’ils puissent faire aboutir leur projet de SCOP (Société Coopérative et Participative) et relancer l’activité sur le site de Gemenos.

Lire la suite

08:28 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

27/10/2013

Le Front de Gauche est une stratégie ! Éric Coquerel

bandeau.jpgLa semaine écoulée aura été de toute première importance pour le Front de Gauche.

Elle aura mal débuté avec le choix des communistes parisiens de se rallier à la liste gouvernementale. Bien que le secrétaire national du PCF se soit engagé fortement en faveur de cette ligne, le ralliement derrière le PS a finalement été obtenu de peu (57 % contre 43 % soit 170 voix). Comment justifier que dans la capitale, l’une des composantes importantes du FDG va se retrouver derrière le PS, parti pivot de la majorité gouvernementale, au moment où François Hollande aggrave le cours antisocial de sa politique ? Au moment où Manuel Valls banalise les thèmes du FN en appliquant la politique du bouc émissaire ?

Heureusement les électeurs du Front de Gauche et tous ceux qui contestent la politique d’austérité du gouvernement auront « leur » liste : celle menée par Danielle Simonnet. A Paris comme dans quelques autres villes, entre la ligne « de rassemblement derrière le PS » et la ligne du Front de Gauche, ce sera au peuple de trancher en mars prochain.

Mais la bonne nouvelle de cette fin de semaine, c’est que nos camarades communistes ont eux déjà choisi très majoritairement le FDG.

Lire la suite

09:45 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |

Espionnage des Etats-Unis : où est passé François Hollande ? Jean-Luc Mélenchon

Menwith-hill-radomes.jpgStation d'écoute de la NSA (USA) à Menwith Hill, Yorkshire (GB). Photo  Matt Crypto Novembre 2005. 

Les révélations sur l’espionnage états-unien contre la France et ses citoyens n’en finissent plus. La NSA a ainsi enregistré 70 millions de données téléphoniques en un seul mois ! L’entreprise Alcatel-Lucent a fait l’objet d’un espionnage tout particulier.

Cet espionnage est une atteinte insupportable à la souveraineté de la République française. Les faiblesses de François Hollande lors des révélations de Snowden et sa complaisance avec la CIA pour intercepter l’avion d’Evo Morales, incitent les Etats-Unis au mépris pour notre pays.

François Hollande doit sortir de son silence. C’est lui qui aurait dû convoquer l’ambassadeur des Etats-Unis et non Laurent Fabius. La France doit exiger l’arrêt immédiat des négociations avec les Etats-Unis en vue de la création d’un grand marché transatlantique jusqu’à la preuve soit apporté que l’espionnage des USA a cessé.

Jean-Luc Mélenchon

08:46 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | |

26/10/2013

Les agents du ministère du travail ne veulent pas du Plan Sapin de casse de l’inspection du travail ! Laurence Sauvage et Emmanuel Girod

code-du-travail.jpg.png

Le mardi 22 octobre 2013 les agents du ministère du travail, inspecteurs du travail, contrôleurs du travail notamment, étaient en grève pour dénoncer le vaste plan de restructuration du corps de l’inspection du travail et des services emploi, de la formation professionnelle.

La réponse de Michel Sapin, ministre du « dialogue social » a été d’envoyer les CRS le 8 octobre contre ses propres agents alors que 300 agents s'étaient rassemblés pour dire non au plan Sapin.
La répression n’arrêtera pas la lutte qui se renforce dans toutes les régions.

Ce pseudo projet de réforme doit permettre à Sapin de diminuer les effectifs de manière importante à tous les niveaux.

Le plan Sapin fait disparaître les sections d’inspection au profit d’unités de contrôle, dans une réorganisation « managériale » destructrice des collectifs de travail.

Ce projet contient les attaques du MEDEF à l’encontre de ce corps d’inspection. Sapin et ses amis du MEDEF ne souhaitent plus d’une inspection indépendante territoriale généraliste et de proximité. La ligne du management avec des directeurs soumis aux injonctions hiérarchiques fortes détournera d’une action de contrôle efficace.

La protection des salariés et le service aux usagers sont sérieusement remis en cause.

Le Parti de gauche, présent mercredi 23 octobre avec la délégation emmenée par Laurence Sauvage, SN en charge des luttes sociales, et Emmanuel Girod, membre du Bureau National, soutient la lutte des agents du ministère du travail.

Le Parti de gauche s’oppose à l’opération de destruction à marche forcée du service public de l’inspection du travail chargé de l’application du code du travail. L’inspection est au service des citoyens (es), usagers. L’inspection du travail a besoin d’effectifs et de moyens matériels indispensable à une action efficace.

Ce service public doit être indépendant comme le prévoit la convention 81 de l’OIT que Sapin tente de contourner.

Laurence Sauvage, Sn en charge des luttes sociales
Emmanuel Girod, membre du Bureau National et responsable de la commission travail

12:16 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

FRANCE: Swissport Cargo > Quand le gouvernement brise les grèves en envoyant les CRS Laurence Sauvage, Jean-Michel Mespoulede

swissport_cargo1.jpgAu matin du 31éme jour de grève, c’est toujours la même détermination qui anime les salariés de SWISSPORT Cargo. L’intersyndicale CGT, FO, CFDT ne faiblit pas face au mépris d’une direction qui se sent renforcée depuis la nuit dernière et le « coup de mains » stupéfiant du gouvernement, qui a fait envoyer les CRS contre les salariés en lutte.

SWISSPORT Cargo est l’une des nombreuses entreprises auprès desquelles Air France sous-traite ses activités (pour la manutention de marchandises entre camions et avions). Pour autant, la convention collective du transport aérien relative au personnel au sol ne s’y applique toujours pas. Et même si cette société rapporte plus de 1,5 milliards d’euros au fond d’investissement français auquel elle appartient, sa direction vient par exemple de raboter les tickets restaurants…

Lire la suite

10:57 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

Non à la répression syndicale en Espagne ! François Ralle Andréoli

Pour la troisième fois depuis 18 mois, le porte-parole du Syndicat Andalou des Travailleurs, Diego Cañamero, vient d’être arrêté par la police dans le cadre d’accusations portant sur son activité syndicale, telle l’occupation symbolique de terres militaires non exploitées à las Turquillas. Comme en juillet dernier, grâce à la pression populaire, il a été finalement relâché.

Une campagne systématique de criminalisation de l’action syndicale est mise en place par le gouvernement conservateur du Parti Populaire, au moment même où plusieurs ministres et dirigeants sont accusés d’avoir participé à un vaste réseau de corruption révélé par l’ancien trésorier du PP, Luis Barcenas.

Lire la suite

10:55 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

24/10/2013

Les Jeunes Communistes portent plainte contre Valls. Source AFP

vallscaricature.jpgLe Mouvement jeunes communistes de France (MJCF) a déposé plainte mardi contre Manuel Valls devant la Cour de justice de la République (CJR) dans l'affaire Leonarda, pour "mise en péril de mineurs", a-t-on appris auprès des communistes

JClogo.jpg"Le Mouvement jeunes communistes de France, par l'intermédiaire de son secrétaire général, Nordine Idir, a déposé une plainte devant la commission des requêtes de la Cour de justice de la République contre Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, dans l'affaire Leonarda Dibrani", annonce un communiqué du MJCF sur son blog.

Nordine Idir porte plainte contre le ministre de l'Intérieur pour "mise en danger de la personne, notamment pour risques causés à autrui, pour délaissement de mineurs, ainsi que pour mise en péril de mineurs", selon le même communiqué. Le MJCF considère que "l'application actuelle de la loi et les choix faits par l'administration, sous tutelle du ministre de l'Intérieur, sont contraires aux intérêts de la famille Dibrani, au respect de la dignité humaine et de la sécurité garantis par le bloc de constitutionnalité".

"Nous estimons ainsi que le ministre est pénalement responsable devant la justice de mettre en danger une famille entière avec leurs enfants mineurs en les expulsant dans un pays qu'ils ne connaissent pas ou peu, dont ils ne parlent pas la langue et qui a été retiré de la liste des pays d'origine sûrs par un arrêt du Conseil d'État en mars 2012", écrivent les jeunes communistes. Le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) avait annoncé le 10 octobre qu'il déposerait plainte contre Manuel Valls devant la Cour de justice de la République (CJR) pour "incitation à la haine raciale" en raison de ses propos controversés sur les Roms. Contacté jeudi, le Mrap a confirmé qu'il porterait plainte dans les prochains jours.

16:55 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |

L’impunité de Valls doit cesser ! Jean-Luc Mélenchon

L’impunité de Valls doit cesser ! Le ministre de l’Intérieur doit s’expliquer sur l’usage disproportionné de la force contre la manifestation pour le droit au logement samedi 18 octobre place de la République à Paris.

Police_CRS.jpgAlors que cette manifestation était légalement déclarée et pacifique, elle a été réprimée de manière incompréhensible. Au point que le porte-parole de l’association Droit au logement, Jean-Baptiste Eyraud, a eu deux côtes cassées et que deux mères de famille se sont retrouvées à l’hôpital.

Je demande l’ouverture immédiate d’une enquête sur les conditions de cette répression et la chaîne de décision qui a conduit à une telle atteinte à la liberté de manifestation. Pendant combien de temps encore le président de la République et le premier ministre vont-ils laisser le ministre de l’Intérieur piétiner les libertés publiques et les droits fondamentaux en toute impunité ?

La brutalité de Manuel Valls à l’égard des faibles et des pauvres est devenue la marque de sa campagne de promotion personnelle. Au lieu d’essayer de mater son groupe à l’assemblée le premier ministre ferait mieux de dominer son ministre de l’Intérieur.

16:19 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

Violences policières : il est temps de prendre position ! Corinne Morel Darleux

Expulsions, répression policière, deux mères de famille à l’hôpital et deux côtes cassées pour le porte parole de l’association Droit au Logement, ce climat ne peut plus durer!

Alors que de plus en plus de familles n’ont plus de toit, que le chômage et la précarité s’étendent avec les politiques d’austérité, le gouvernement de M.Hollande a-t-il choisi de mettre plus de moyens dans les cars de CRS que dans l’accès au logement pour tous ? Il est maintenant temps que chacun prenne position.

Logo_Dal.jpgSoutien au DAL et à Jean-Baptiste Eyraud, ou soutien aux gardes à vue et à Jean-Marc Ayrault… Que choisit la Ministre du Logement Cécile Duflot ?

logoPGnat.jpgLe Parti de Gauche - Corinne Morel Darleux, Secrétaire nationale

16:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

22/10/2013

Pierre LAURENT : "Est-ce que j'ai une tête à quitter le Front de Gauche ? VIDEO

"Ca fait 4 ans que je passe mes jours et mes nuits à construire cette perspective politique, et la politique du gouvernement la rend utile plus que jamais..."

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF était ce mardi 22 octobre, "L'invité de 7h50" sur France Inter.


L'invité de 7h50 : Pierre Laurent, secrétaire... par franceinter

Note précédente : "Coup de blues dimanche dernier". JLM était l'invité de Tous politiques sur France Inter > VIDEO

23:44 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

"Coup de blues dimanche dernier". JLM était l'invité de Tous politiques sur France Inter > VIDEO

Sombre dimanche mais pour qui ? Jean-Luc Mélenchon était interrogé par Roselyne Febvre, Marc Fauvelle et Thierry Borsa. Parmi les sujets abordés(l'alliance au premier tour du PCF  avec le PS à Paris dès le premier tour des municipales...), Jean-Luc a estimé que "la confusion était à son comble à la tête de l'État" avec l'affaire Leonarda.


J.-L. Mélenchon à "Tous politiques" le 20/10/2013 par lepartidegauche

Note précédente : Jean-Luc Mélenchon "J’ai le cœur en cendres après le vote des militants communistes parisiens"

Note suivante :  Pierre LAURENT : "Est-ce que j'ai une tête à quitter le Front de Gauche ? VIDEO

23:34 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

L’homme du désordre. François Delapierre

cmdstopVallsexpulsionss.jpgIl aurait suffi que Manuel Valls dise qu’interpeler une collégienne en pleine sortie scolaire était une faute. Il aurait suffi qu’il admette que c’est un trouble à l’ordre républicain que de demander à un enseignant de se transformer en auxiliaire d’une expulsion pour faire quitter le territoire national à un enfant qu’il est chargé d’éduquer. Mais Valls a fait un autre choix. Reprenant une technique qu’il réitère chaque semaine, il s’est livré à une énième provocation dans l’attente de nouvelles retombées sondagières. Cette fois ci ce fut déclarer qu’interpeller une collégienne devant sa classe était agir avec humanité. Rarement le pouvoir aura à ce point dénaturé le sens des mots, un procédé qui conduit à empêcher toute discussion démocratique. Ce que Valls n’avait pas prévu, c’est que l’indignation ferait descendre des lycéens dans la rue. Un voyant rouge s’est immédiatement allumé à l’Elysée. La mobilisation lycéenne est la hantise de Hollande comme de nombreux gouvernants. Dans les palais ministériels circule ce dicton : les lycéens, c’est comme du dentifrice, c’est facile de les faire sortir mais beaucoup plus difficile de les faire rentrer.

Hollande a donc dû intervenir. Ou plus exactement faire du bruit avec sa bouche. Dans un raccourci saisissant de la crise de la Cinquième République, nous vîmes le spectacle surréaliste d’un monarque républicain accordant à titre personnel le droit de séjour à une jeune fille, au mépris de toute loi, et d’un chef impuissant refusant de désavouer son ministre de l’intérieur en acceptant le retour de la famille. Petit grain de poussière dans la machine à broyer, Leonarda se vit sommée de choisir entre sa famille et son avenir. Une cruauté que de plusieurs conventions internationales ont pour mission d’interdire. Mais Hollande n’agissait pas en chef de l’Etat français, comptable de ses engagements internationaux et soucieux de l’image du pays dans le monde. Il est resté le Hollande des synthèses piégées, ruses à trois balles et autres coups tordus. Sauf qu’il ne s’agit pas d’un Congrès du PS. Il s’agit d’êtres humains et de la France, et loin de contenter tout le monde ces méthodes écœurantes mettent chacun en rage.

Faisons donc le bilan. Une jeune fille brisée, sommée de réagir en direct à l’intervention télévisée d’un chef d’Etat : rappelons qu’elle n’a que quinze ans. Une campagne aux relents xénophobes qui après avoir expliqué que les Roms refusent de s’intégrer présente ceux qui vont à l’école comme des usurpateurs et des menteurs. Un président de la République obligé de se mêler d’une intervention de police dans un bus scolaire. Une nouvelle crise politique dans la majorité au pouvoir. Est-ce cela l’ordre ? Non bien sûr, ce que nous avons vu la semaine dernière, c’est un complet désordre. C’est le désordre du libre-échange qui pousse à l’exil et détruit les vies. C’est le désordre de l’austérité qui empêche un traitement humain des étrangers et un examen rapide des demandes d’asile. C’est le désordre sécuritaire qui se nourrit de chacun de ses échecs. Cette semaine, le désordre avait un nom, Manuel Valls. Ce dernier est pourtant le ministre en charge du maintien de l’ordre. Nous sommes vraiment dans un moment où les mots ne veulent plus rien dire.

François Delapierre, Secrétaire national du Parti de Gauche

10:42 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |