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31/03/2013

Hinterland de Poussan, qu’es aquò ?

Hinterland de Poussan, qu’es aquò ?

hinterlandNON.jpgLe Conseil régional du Languedoc –Roussillon, en la personne du président de Région et de quelques vice-présidents, tente de s’emparer de terres agricoles parmi les plus riches du village de Poussan dans l’Hérault. Il s’agit des lieux dits les Condamines et la Plaine. Ces terres alluvionnées portent, pour moitié, du vignoble, des cultures céréalières, des cultures vivrières et, pour autre moitié, des espaces sauvages à intérêt écologique et de loisir naturel. L’accaparement des terres se fait avec la complicité de la municipalité de Poussan. le Conseil Municipal de Poussan, sollicité par la Région, a demandé au Préfet le classement de ces terres en réserve foncière au bénéfice de cette dernière. Dorénavant, les terres convoitées sont, pour la Région, légalement disponibles à l’acquisition. La justification de l’opération foncière de la Région est l’établissement d’un arrière-port (hinterland) au port de Sète dont la Région est propriétaire. A l’examen de l’activité actuelle et à venir du port de Sète, la création d’un arrière-port est de toute évidence non seulement superflue mais également délirante. Ce projet est une aberration économique et un crime écologique. De surcroît, le projet se réduit à des intentions sans assises et sans perspectives concrètes.
L’accaparement des terres se serait fait dans le secret sans l’intervention de personnes de Poussan et du Bassin de Thau se constituant en collectif pour préserver le site convoité en terres agricoles et en espace naturelle. Mairie de Poussan et Région ont préparé depuis 2009 cette opération sans consulter ni informer les populations concernées du Bassin de Thau. Les instances locales et régionales ont même pratiqué durant un an une rétention obstinée des informations en droit accessibles au public. Le Collectif dut, à plusieurs reprises, se déplacer en nombre à la mairie pour obtenir les documents concernant l’opération en cours. La municipalité choisissait avec plus de célérité le recours à la gendarmerie que la communication des documents légitimement demandés. Elle en arriva même à porter plainte contre les membres du Collectif pour décourager leur obstination.
Le Collectif indique l’orientation de sa lutte par l'ensemencement d'une parcelle de terre vouée par la Région à la stérilisation. Nous voulons que les terres des Condamines et de La Plaine ne servent que l’agriculture et les loisirs de pleine nature.
La Communauté de Communes du Nord du Bassin de Thau, présidée par un élu par ailleurs vice-président de la Région et dirigeant d’une formation politique écologique, soutient cet accaparement.
.. / ..
Les instances locales, communautaires et régionales, ont un commun mépris pour les populations. Celles-ci sont réduites au rôle de spectatrices de l’aménagement de leur lieu de vie et de travail. Le déni démocratique est complet. Il est gravement porté atteinte à la souveraineté des populations sur leur territoire. La confiscation du bien commun, accompagnée du secret, délégitime le pouvoir de ces politiques issu d’élections.
Le Collectif Non à Hinterland combat pour que les populations de Poussan et du Bassin de Thau puissent exercer tout leur pouvoir sur les terres des Condamines et de la Plaine.
Le Collectif Non à Hinterland exige des élus de Poussan, des Communautés Nord et Sud du Bassin de Thau et de la Région un renoncement explicitement déclaré à leur prétention spoliatrice.

Téléchargez l'affiche ICI

 http://www.nonhinterland.org/

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29/03/2013

Mélenchon : connaissez-vous « L’ÉCOSOCIALISME » ? Par Victor

 8respirer.jpg

Ce lundi matin, j’ai pris le temps d’écouter, avec autant d’intérêt que de gourmandise, Jean-Luc Mélenchon, en entrevue avec le journaliste de France-Inter. Comme d’hab, Cohen s’est empressé de brancher Mélenchon sur ses « outrances verbales », sur le « salopards », sur ses attaques virulentes de la pensée financière de Mosco. Et on a perdu beaucoup des précieuses minutes accordées à JLM en cacophonie inintelligible. Puis sont arrivés Bernard Marris et Bernard Guetta. Tous deux forts éloignés de la doxa ultra libérale. Ils ont cherché des crosses à JLM sur sa position au sujet de Chypre : refuser la ponction sur les dépôts les banques chypriote, c’est vouloir faire payer aux contribuables européens pour conforter le pognon sale des oligarques russes. Là, je trouve que Mélenchon s’égare un peu. Les banques chypriotes acceptent, planquent puis recyclent des monceaux de pognon pourri pour un montant égal à 80 fois je crois le PIB de l’île ! Pour une fois que les technocrates de Bruxelles prennent une décision courageuse et lucide, il convient de ne pas leur cracher dessus par pure idéologie ! Mais je rejoins JLM lorsqu’il propose de donner un coup de balai sur d’autres paradis fiscaux comme le Luxembourg (encours bancaires égaux à 220 fois le PIB) et surtout la City de Londres.

Mais, dans la cacophonie ambiante, on n’a pas avancé, on n’a pas entendu ce que propose le Front de gauche et notamment – ce que JLM a vainement tenté d’aborder – le « Manifeste éco socialiste ». Effectivement, les médias à la solde des marchands d’armes ou de béton pas plus que les canards laquais ne nous ont donné connaissance de ces propositions. Pour pallier cette carence, les médias alternatifs, modestes mais nombreux, que nous sommes se doivent de faire connaitre ces propositions :
« L’écosocialisme n’est pas une utopie à laquelle le réel devrait se conformer. C’est la réponse humaine raisonnée à la double impasse dans laquelle est enfermée dorénavant l’humanité en raison des modes de production et de consommation de notre temps qui épuisent l’être humain et l'environnement. Elle appelle une pensée et une action politique radicale, au sens où elle doit aller à la racine des causes. Nous combattons donc les deux moteurs du système actuel : le capitalisme et le productivisme. Le capitalisme impose la marchandisation pour faire de toute chose une nouvelle source de dividendes. Il est ainsi responsable du creusement des inégalités sociales et de la mondialisation à l’œuvre, libérale et liberticide, où règne le dumping social et environnemental avec la délocalisation des pollutions et des altérations de l'écosystème. Le productivisme épuise les ressources naturelles et perturbe le climat. L'idéologie consumériste est son corollaire. Elle élève l'accumulation matérielle au rang de loi, à grands coups de publicité pour générer des besoins jamais rassasiés. Nous désignons les vrais coupables de ce système : l'oligarchie financière mondialisée, les gouvernements soumis aux lobbies des multinationales sans contrôle démocratique, les idéologues de la concurrence « libre et non faussée », du capitalisme vert et du libre échange. Face à eux, l'écosocialisme est une alternative pour sortir de la crise et imposer l'intérêt général humain : partager les richesses sans attendre, fonder une nouvelle économie des besoins et de la sobriété, préserver le climat, l'écosystème et sa biodiversité. »

Après cette définition de l’Ecosocialisme, prenez donc connaissance de ces fort intéressantes propositions mélenchoniennes     ICI

Source : L'ANTI FADAS!

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25/03/2013

3ème congrés du PG :vidéo du discours de clôture de Jean Luc Mélenchon à Bordeaux le 24.03.13

BORDEAUX.jpg


Discours de Jean-Luc Mélenchon à Bordeaux par LCP

10:58 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

11/03/2013

Beau OUI, Laid NON. Et toujours en questions arrêt après arrêt : D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ?

Woher_kommen_wir_Wer_sind_wir_Wohin_gehen_wir.jpg                 
Station to station
It's too late
- to be hateful
The european cannon is here
It's too late

C'est comme ça quelques heures, des minutes, des centièmes, certains jours ...

Lolo34

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Front de Gauche FABRÈGUES : Contre l'ANI et la casse du CODE DU TRAVAIL, Filoche fait campagne.

vidage7mars13 824.jpgCrédit photos Loïc Bertrand À l'invitation du Front de Gauche de Fabrègues (34), Gérard FILOCHE (PS), ancien inspecteur du travail, est venu samedi au centre culturel José Janson informer les salariés de la toxicité de l'accord MEDEF-CFDT que le gouvernement PS-EELV a décidé d'entériner par un vote à l'assemblée avec le soutien de la droite. Est-ce que la Loi prévaudra désormais en lieu et place du CONTRAT ?

Salarié(e)s, réveillez-vous !vidage7mars13 798.jpg

Lolo34

ANI, énumération résumée des 54 reculs qu’il contient en 27 articles

Voici un résumé de l’ANI point par point

Un résumé quantitatif : sur les 27 articles de l’accord, les 2 seuls prétendument favorables aux salariés ne le sont pas (cf. 20 questions, 20 réponses sur l’ANI et l’avant projet de loi – à paraitre dans D&S n°202 février)

Un résumé qualitatif : rien contre le chômage, tout pour les grands patrons et les actionnaires.

L’ANI ne fera pas un emploi en plus, pas un précaire en moins !

Les 54 reculs, énumérés un par un :

vidage7mars13 795.jpg

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03/03/2013

CHÔMAGE : Gouvernement PS-EELV vs séniors : NÉANT COMPLET !

Il me semble que les choses sont claires désormais : Le gouvernement Hollande n’a strictement rien à foutre des séniors au chômage.

Aucun dispositif n’a été mis en place depuis l’arrivée au pouvoir du PS pour venir en aide aux plus de 50 ans privés d’emploi et dont plus aucun employeur ne veut. Pire encore. Avec les dispositifs mis en place en faveur des jeunes et uniquement des jeunes comme par exemple le fameux contrat emploi-solidarité qui ne sert strictement à rien pour les séniors en recherche d’emploi, les séniors ont encore plus de mal à se faire embaucher.

Les séniors ? Ben qu’ils crèvent ! Et vite si possible pour qu’on résolve en même temps le problème des retraites. Avant Sarkozy on les dispensaient de recherche d’emploi passé un certain âge et on majorait un peu le montant de l’ASS. Depuis Sarkozy on les oblige à chercher un emploi jusqu’à la veille de leur retraite sous peine de leur couper les 470€ d’ASS ou de RSA non majorés avec lesquels ils doivent se démerder. Croyez-vous que cette (prétendue) gauche aurait rétabli la situation d’avant la droite au pouvoir ? Que nenni !

En vérité, en vérité on vous le dit : les séniors au chômage crevez et si possible en silence et sans faire de vagues !

Dalipas.jpg DALIPAS le, 6 janvier 2013

Note précédente : Contrat de génération : QUID DES SENIORS AU CHÔMAGE ?

17:28 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

17/02/2013

Le scandale n’est pas la viande de cheval

logoPGnat.jpg

Le scandale n’est pas la viande de cheval mais la recherche du profit au détriment de la sécurité.

 Pourquoi faut-il aller chercher la viande si loin pour faire des plats préparés ? Le scandale ce n’est pas seulement le remplacement de la viande de boeuf par la viande de cheval, c’est toute l’organisation de ce marché qui n’a qu’un objectif : faire le plus d’argent possible sans se soucier ni des éleveurs ni des consommateurs. A ce jour, rien ne nous garantie que l’escroquerie ne cache pas en plus un problème sanitaire.

La seule solution pour la sécurité alimentaire c’est de relocaliser : utiliser prioritairement la viande produite dans chaque pays, tout en renforçant le dispositif de traçabilité et contrôles aujourd’hui totalement affaibli dans le cadre de la politique de démantèlement des services publics. Cela permettra de réels contrôles sur ce qu’on mange et les éleveurs pourront vivre de leur travail.
Le Parti de Gauche exige que toute la lumière soit faite sur les intermédiaires qui profitent de ces circuits européens. Il faut en finir avec la concurrence libre et non faussée imposée en Europe qui ne peut que déboucher sur de tels scandales. Il est temps de revenir à une agriculture paysanne au service des paysans et des consommateurs.

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10/02/2013

Non au budget austéritaire pour l’UE

abaslauste.jpgNous condamnons le mauvais compromis sur le projet de budget européen validé par les chefs d’État et de gouvernement vendredi.

Ils ont déjà approuvé les saignées budgétaires nationales et l’instauration de la priorité au remboursement des intérêts de la dette sur toute politique d’intérêt général via le « 6 Pack » et le TSCG. Ils approuvent maintenant l’austérité sur les rares programmes de solidarité existant en Europe.

Les agriculteurs, les pêcheurs, les régions, les chercheurs, les universitaires, les projets écologiques seront les premiers touchés. Les Européens les plus dramatiquement touchés par la crise y perdent aussi : le budget dédié à l’aide alimentaire passe ainsi de 3,5 à 2,1 milliards d’euros ! En revanche les aides aux grands de l’agroalimentaire et les intérêts des banques sont protégés.

Ce compromis austéritaire ne défend l’intérêt d’aucun peuple nationalement. Il détruit le projet européen. Nous appelons l’ensemble des parlementaires européens à le rejeter.

Jean-Luc Mélenchon, Younous Omarjee, Jacky Hénin et Marie-Christine Vergiat Députés européens Front de Gauche

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31/01/2013

Le Front de gauche a une nouvelle boussole. Par Éric Coquerel

Boussole J’inaugure là mon nouveau blog. Je n’avais pas eu le temps depuis des mois de remplir l’ancienne version de mon blog, peu pratique il est vrai. En cette nouvelle année, j’ai donc pris de bonnes résolutions : j’ai pris l’engagement de davantage d’assiduité. Et on verra si mes taches militantes, mon mandat d’élu et mes occupations professionnelles me le permettront dans la durée. Mais le texte que je souhaitais présenter aujourd’hui mérite assurément d’inaugurer ce blog. « Imposer une alternative à l’austérité », tel est son nom, n’est rien de moins que le document d’orientation du Front de Gauche pour les mois à venir.

Revenons d’abord sur sa genèse. Depuis novembre, une commission comprenant un représentant de chaque composante du Front de Gauche s’est vu en effet déléguer la tache d’élaborer un texte d’orientation stratégique par la coordination nationale. Nous nous sommes ainsi retrouvés plusieurs fois par semaine avec Marie-Pierre Vieu, pour le PCF, Danielle Obono et Jean-claude Mamet, se relayant pour Convergence et Alternative, Pierre Gayral (Les Alternatifs), Pierre Cours-Salies (FASE), Alain Faradji (GU), Ingrid Hayes (GA), Christian Pierrel (PCOF), Michel Jallamion (R&S).

Je vous indique ces noms car l’histoire du Front de Gauche, c’est aussi les contributions et les efforts personnels mis par des hommes et des femmes pour avancer et franchir des étapes. De prime abord celle-ci n’était pas la plus aisée. Tout l’automne les médias ne nous racontaient-ils pas divisés sur notre analyse du gouvernement, les élections à venir, ce qu’il convenait de faire, notre ambition ? Et j’en passe. Et les responsables socialistes, jusqu’au premier en titre, de renchérir au moyen de ficelle si grosse qu’elle ressemble à la corde avec laquelle ses dirigeants rêvent manifestement d’étrangler le Front de Gauche : il y aurait le gentil PCF et son secrétaire national Pierre Laurent et le méchant Jean-Luc Mélenchon (pour mieux nous jouer la fable d’un homme seul reprise par Cahuzac, vous observerez que dans notre cas on oublie toujours d’évoquer le PG et ses 12 000 adhérents). Et comme la machine a du mal à embrayer, ces mêmes dirigenats socialistes n’hésitent à aller plus loin : « les communistes devraient se souvenir qu’ensuite il y a les municipales » (variante se voulant plus optimiste et en apparence aimable mais dégoulinante de certitude méprisante : « les communistes reviendront bien sûr au principe de réalité »). Seulement voilà, loin de nous éloigner, tout cela nous a encore davantage rapproché. Il est ainsi difficile de ne pas s’apercevoir que depuis quelques semaines nos discours convergent en accéléré. Il n’y a pas meilleure réponse au chantage. A la conférence de presse du lancement de la campagne « l’alternative à l’austérité c’est possible », des journalistes ont beau reposer plusieurs fois la même question, les réponses des responsables du Front de Gauche s’accordent. Pierre Laurent rappelle tous les votes de refus des textes gouvernementaux à l’assemblée nationale et au Sénat pour asséner : « nous sommes clairement opposés à cette politique et nous avons des propositions alternatives qui correspondent à ce que veulent une majorité de ceux qui ont voulu le changement au printemps dernier ». J’ai cherché cette phrase le lendemain dans la presse et ne l’ait retrouvé que dans l’Humanité. Dommage que d’autres quotidiens, ceux même qui nous demandent sans cesse depuis des mois si l’idée de s’opposer « à la politique du gouvernement » ne nous divisait pas, n’aient pas cru bon la noter avec attention. Aujourd’hui, en lisant notre texte stratégique, ils vont pouvoir se rattraper. Car rarement le Front de Gauche n’aura parlé d’une voix aussi cohérente et fluide. Il faut savoir que le Front de gauche a produit peu de texte d’orientation stratégique depuis sa création. Le dernier datait du 1er avril 2011. Il fixait un cadre pour les élections présidentielles et européennes. Cette rareté dit l’importance de tels textes. Pour y avoir également largement contribué, pour le PG, je sais que le texte de 2011 autorisait pas mal de doubles lectures possibles. C’était normal puisque la période qu’il traitait était encore largement à écrire. Nous ne bénéficions pas alors de la validation par les faits, la campagne présidentielle et l’attitude des différentes forces en présence n’étant encore que pronostics. Même étayés sur une analyse sérieuse cela ne suffit pas à s’imposer comme vérité aux autres. Un exemple pour bien me faire comprendre : nous avions à cette époque de larges débats entre nous pour savoir s’il fallait mettre en avant la proposition de débats publics avec les socialistes avant même d’entrer en campagne. Ceux de nos camarades au FDG qui défendaient cette nécessité voulaient ainsi mettre cette question au cœur de la campagne : sur quelles mesures d’urgence la gauche devrait-elle s’entendre pour répondre aux attentes populaires ? Ou quelque chose d’approchant. Ce débat ne manquait pas d’intérêt mais il a été résolu en trois coups de cuillère à pot par François Hollande ! Ce dernier n’aura eu de cesse, dès le début de sa campagne, d’annoncer que tout le monde était bienvenu dans son gouvernement mais sur son programme et rien que sur son programme. La grande question des débats publics devenait caduque, l’un des joueurs ayant déclaré forfait. On voit donc que si nous avions connu le film avant d’écrire son scénario supposé, nous aurions gagné du temps et certainement produit un texte encore plus limpide.

Fort de cette expérience, nous n’avons cette fois pas recommencé. Il est vrai aussi que nos étions moins pressé par le temps à l’aube de la nouvelle période qui s’ouvrait pour le Front de Gauche après l’élection de François Hollande. La première fois que nous avons discuté de la nécessité d’un texte stratégique, c’était fin juillet 2012. A l’époque nos camarades du PCF avançaient l’objectif de « faire réussir la gauche ». Au Parti de Gauche, nous ne nous retrouvions pas dans ce slogan qui laissait supposer que nous voulions faire réussir la politique du gouvernement. Or il avait déjà pris des décisions – dont celle fondatrice d’accepter le Traité Merkozy sans en changer une seule ligne – qui, pour nous, devaient nous conduire à éviter d’être assimilés à sa politique. Notre approche différait donc sensiblement. Mais de part et d’autres, nous avons alors convenu que ce n’était pas la peine de se crisper sur des compromis difficiles et que mieux valait attendre quelque mois supplémentaires pour vérifier la pertinence de nos pronostics. Les faits, têtus comme chacun sait, et la politique du gouvernement ont tranché. De TSCG en pacte de compétitivité, de budget d’austérité en approbation complice de l’accord sur l’emploi voulu par le MEDEF, nous nous sommes donc retrouvés en ce début d’année sur notre opposition commune à cette politique et la nécessité de construire une « majorité alternative » comme il est dit dans le texte.

« IMPOSER UNE ALTERNATIVE A L’AUSTERITE » adopté par la coordination nationale du Front de Gauche ce 28 janvier fera date. Il est à lire dans son ensemble car, comme souvent dans ce genre d’exercice, chaque phrase a été pesée. A neuf organisations, les discussions peuvent parfois s’allonger sur un mot. C’est l’exercice du genre. Mais justement, et c’est là la grande et bonne nouvelle pour le Front de Gauche, le résultat ne diffère pas d’un texte d’orientation qui aurait été adopté par le même parti : analyse de la période, ligne proposée, vocabulaire et mots clefs employés qui valent autant de concepts aujourd’hui communs : ce texte est d’une rare homogénéité. Un peu plus de cinq ans après sa création le Front de Gauche n’est certes pas un seul parti mais on voit ainsi qu’il est bien plus qu’une alliance. Je l’ai dit, découvrir sa cohérence impose sa lecture complète. Mais je ne résiste pas au plaisir pour conclure cette note de livrer quelques extraits qui, de mon point de vue, révèlent le plus cette convergence de vue.

J’ai assez dit combien l’analyse de la politique du gouvernement y est claire : « Face aux choix de l’austérité et du renoncement, nous entendons opposer ceux de la solidarité, de la démocratie, un nouveau type de progrès humain et écologique Cela implique de créer les conditions politiques pour que le peuple s’en mêle et de construire les rassemblements populaires et majoritaires pour les imposer ». Puis, plus loin, « aujourd’hui le gouvernement applique une politique social libérale assumée » qui le conduit dans cette « spirale infernale des politiques qui, menées dans d’autres pays européen, ont conduit à l’échec entrainant la régression sociale et la précarisation de masse ».

C’est clair, net et sans détours. Le positionnement et les responsabilités du Front de gauche le sont tout autant : « Nous nous revendiquons de la majorité populaire qui a permis de chasser Nicolas Sarkozy (…) Pour autant, nous avons indiqué dès le départ que nous ne nous retrouvions pas dans la majorité présidentielle et gouvernementale formée autour des 60 engagements du candidat F. Hollande, qui ne constituaient pas une réponse à la hauteur de la crise, en France et en Europe »

La suite ? « Nous n’attendrons pas 2017. Le Front de Gauche doit être à la hauteur des espoirs placés en lui. Dans la nouvelle période qui s’est ouverte, le Front de gauche veut être actif et réactif. Il doit être capable de s’adresser aux classes populaires pour faire la démonstration qu’une politique alternative à l’austérité est possible à gauche et qu’elle peut être majoritaire. C’est une condition pour faire exister au plus tôt une majorité permettant de mettre en œuvre des mesures alternatives. » L’enjeu est résumé est peu de lignes : « La politique du gouvernement Ayrault conduit à l’échec. C’est une raison de plus de s’opposer à cette politique. En effet, nous ne nous résignons pas à ce que la droite extrémisée voir l’extrême droite représentent à terme l’alternative. Pour cela, le Front de Gauche entend, dans les mobilisations et les élections à venir, œuvrer à des solutions de gauche immédiates face à la crise, et à la construction d’une politique et d’une majorité alternative. »

Majorité alternative dont nous décrivons la méthode d’élaboration : « Le Non au TSCG a déjà constitué un premier indicateur de cette majorité potentielle. Nous nous adressons à toutes celles et ceux qui, à gauche, quelles que soient leur préférence et appartenance politique, veulent agir et ne se retrouvent pas dans les choix d’austérité du gouvernement. Nous savons déjà que des convergences sont possibles avec des secteurs, des militants et des responsables socialistes et EELV, et plus largement avec l’ensemble de celles et ceux qui aspirent au changement. Nous nous adressons donc fortement aux militants associatifs et syndicaux. Nous nous tournons également vers les courants issus de l’écologie radicale et de l’extrême gauche qui partagent cette démarche. Nous voulons ainsi donner plus de force et de poids encore aux idées antilibérales et anti-productivistes. Nous sommes prêts à débattre fraternellement, à agir ensemble, à mener des campagnes, mêmes sur des points partiels. Nous voulons un Front de Gauche capable d’impulser un rassemblement majoritaire et donc ouvert.

C’est la condition pour qu’un véritable gouvernement au service du peuple et de ses besoins sociaux et environnementaux puisse être constitué en France. Un gouvernement qui inverse enfin le cours mortifère des politiques d’austérité qui enfoncent toute l’Europe dans la récession et dans la pauvreté. Un gouvernement qui mène une politique internationale au service de la paix et de solidarité entre les peuples, à l’inverse des politiques d’agressions et de domination »

Pour cela nous assumons ensemble l’ambition de faire émerger « un front du peuple qui s’adresse et rassemble toutes celles et tous ceux qui, dans les classes populaires, parmi les salarié-e-s, la jeunesse, se sont rapprochés de nous pendant la campagne, qui s’en rapprocheront, veulent reprendre la parole avec le Front de Gauche. Un Front du peuple qui s’adresse plus largement à tous ceux et celles qui, quelqu’ait été leur vote en mai et juin dernier, veulent continuer le combat pour une véritable alternative à la logique du système capitaliste »

Enfin après, avoir rappelé l’importance des mobilisations et décrit notre feuille de route pour 2013 – batailles unitaires, campagne « l’alternative à l’austérité c’est possible », mobilisation contre le vote au parlement de l’accord du Medef et interpellation forte des députés de gauche pour qu’ils ne le transcrivent pas dans la loi – nous ne laissons pas de côté la question des élections municipales et européennes. Même si nous renvoyons à d’autres discussions dans le Front de Gauche le soin de définir « Les formes concrètes des rassemblements permettant de réaliser ces objectifs », nous affirmons que ‘l’Urgence de rompre avec les politiques d’austérité traversera les municipales. « Lors de ce scrutin, le Front de Gauche sera à l’offensive et souhaite faire élire un maximum d’élus défendant les positions du Front de gauche. Nous voulons infliger une nouvelle défaite à la droite et faire reculer l’extrême droite. Nous voulons faire de cette élection et des prochaines municipalités des points d’appui pour refuser la logique d’austérité du gouvernement, l’asphyxie des collectivités. Nous voulons mettre en œuvre des politiques communales pour le développement du service public et de toutes les personnes les plus touchées par la crise, impulser des radicalités concrètes, favoriser un nouveau développement de la démocratie active, mettre en place des politiques écologiques audacieuses dans les villes comme à la campagne ». La boussole est donc solidement arrimée sur le pont du bateau.

Une boussole qui sert également à décrire notre approche stratégique des Européennes : « Le Front de Gauche est pour une grande part l’émanation des forces qui se sont opposées au TCE au Traité de Lisbonne puis au TSCG. Nous dirons qu’il faut plus que jamais sortir des diktats de ces traités. Nous défendrons notamment le contrôle démocratique de la BCE et un profond changement de ses missions au service de l’emploi, de l‘industrie et la transition écologique, la rupture avec la politique de l’euro fort et une harmonisation fiscale et sociale par le haut. Nos propositions en matière européenne inscrites dans l’Humain d’abord sont plus que jamais d’actualité face à la construction libérale de l’UE. Elles favorisent des nouvelles convergences possibles avec les syndicalistes, militant-e-s des droits civiques, sociaux, et écologiques, du mouvement progressiste européen, militants et responsables d’ EELV et de l’aile gauche du PS. Des alliances sont possibles pour des propositions alternatives à la logique du capitalisme financiarisé et du productivisme en France comme en Europe où nous entendons également renforcer nos liens avec les forces de la gauche antilibérale européenne »

L’enjeu national se résume en une phrase : « Dans ce scrutin à la proportionnelle, et peut-être sur une seule circonscription nationale ce qui serait souhaitable, le Front de gauche entend s’engager dans ce scrutin avec de grandes ambitions : celle de bousculer le rapport de force à gauche en notre faveur étant essentielle. ».

 La conclusion du texte est du même tonneau. Elle coule de source sans circonvolutions parfois propres aux textes d’accord politiques. Je cite : « Nous avons donc, en tant que Front de gauche, un rôle historique : rassembler pour construire une alternative de gauche rompant avec les logiques libérales et social libérales. Cet objectif est non seulement un enjeu important pour la France mais aussi pour l’Europe. Car nous sommes persuadés que si la rupture intervient en notre faveur dans un pays, elle sera au moins aussi contagieuse que l’austérité que nous subissons tous.

L’histoire nous a montré que les périodes de crise et de récession que nous vivons ont toujours engendré des bouleversements. Quelle sera l’issue de cette crise ? Une régression civilisationnelle ou la révolution citoyenne ? »

Le tout dernier mot revenant au peuple : « Il n’y a aucune fatalité à l’austérité et à la résignation, les peuples peuvent changer leurs destins. Une autre politique est possible et elle peut être majoritaire. Plus que jamais nous nous mettons au service de cette ambition. Place au peuple ! »

Voilà je vous laisse à la lecture du texte complet qui est en pièce jointe sur le blog. Avec la campagne contre l’austérité marquée par un meeting réussi à Metz, un texte fonctionnement du Front de Gauche sur lequel je reviendrai dans ce blog et ce texte stratégique mais dont je peux déjà dire qu’il met l’accent sur la nécessité d’une implication citoyenne à travers le développement des assemblées citoyennes et des Fronts thématiques, je trouve que l’année 2013 commence bien pour le Front de Gauche.

Lien vers l’article original

Lire aussi :

Le Front de Gauche est en campagne ! L’alternative à l’austérité c’est possible

Front de Gauche : Texte d’orientation stratégique > Imposer une alternative à l’austérité

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29/01/2013

Succès des assises de l'écosocialisme en Languedoc, organisées par le Parti de Gauche et la Gauche Anticapitaliste

GA34assisesecosocialisme09.jpgPar Gauche Anticapitaliste 34 membre du Front de Gauche 34

Plus de 200 personnes, avec une certaine rotation sur la journée, venues, en majorité de l’Hérault, mais aussi des autres départements de la région, ont participé samedi aux assises pour l'écosocialisme à Clermont L'Hérault, de 9h30 à 19h.

La journée, à la fois studieuse et conviviale, riche en interventions multiples, en témoignages instructifs et en débats passionnants, s'est révélée bien courte pour le contenu ambitieux prévu dans le programme : le sujet est vaste et les exemples de luttes dans notre région nombreux.

Ces assises régionales ont été co-organisées par le Parti de Gauche et la Gauche Anticapitaliste. En décembre, à Paris, lors des assises de l'Ecosocialisme initiées par le Parti de Gauche, un projet de manifeste a été soumis à discussion par le PG, texte sur lequel la Gauche Anticapitaliste a écrit une contribution.

L'idée est d'aboutir, si possible fin 2013, au bout d'un processus de débats, ponctué par des assises co-organises en région, à un manifeste commun, en tout ou partie, de l'éco-socialisme.

Pour les assises en Languedoc-Roussillon, nous avons fait le choix d’intégrer une forte dimension régionale en invitant les actrices et acteurs des luttes écologiques. Ce début de réflexion commune sera rapidement, on le souhaite, approfondie et élargie à d'autres composantes du front de gauche, à d'autres associations... Nous espérons aussi prolonger ces assises dans l’Aude et le Gard à l’automne 2013.

La journée a été rythmée par des interventions de représentant-e-s de la GA et du PG autour du projet écosocialiste  et par des tables-rondes avec des militant-e-s politiques et associatifs sur trois thèmes : « Quelles énergies pour demain ? »  « L'écosocialisme : un vecteur de relocalisation et d'aménagement du territoire » « Transports publics : un bien commun pour les territoires »

GA34assisesecosocialisme03.jpgPlusieurs associations tenaient des stands : Attac 34 - Eau Secours 34 - Reseau Sortir du Nucléaire 34 - Collectifs Transition - Collectif Non à Hinterland - Collectifs Non au Gaz de Schiste 30 ...

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28/01/2013

Penser pendant la guerre; question de "style" Par Jean-Luc Mélenchon

VIDAGEnikonD9020juin09 054.jpgPhoto DR Loïc Bertrand Dans ce post, il est question du « style » en politique, de la manifestation du 27 en faveur du droit au mariage civil pour les homosexuels et bien sûr de la guerre. Quand c’est la guerre la parole politique publique et médiatique vire au noir et blanc. Le premier devoir du temps de guerre est de continuer à réfléchir. Sur tous les sujets. Et aussi sur la guerre. Surtout quand ses buts et sa légitimité ne sont pas assurés. La solidarité patriotique s’obtient au prix de la vérité et non des élans d’un jour dans des engagements aveuglés.

Questions de style

GQ ! Ce soir-là je suis allé au Musée d’Orsay pour la soirée de remise des oscars du magazine GQ. J’y jouais le rôle de « l’homme politique de l’année 2012». Pour le style. Oui parlons de style.


Jean-Luc Mélenchon - cérémonie homme de l'année... par lepartidegauche

Le « style » c’est le moment où le fond rejoint la forme et donne à voir un tout. J’ai créé un style selon cette rédaction.  Entre un mathématicien, un grand cuisinier, et ainsi de suite. Ainsi de suite ? C’est-à-dire, vu de ma place à table et dans la salle des « lauréats », il s’agit surtout de Fabrice Luchini, réactionnaire assumé, qui entretient avec moi un rapport du type qui unit la mangouste et le crotale. On devine la mutuelle attraction, l’assaut du  jeu des cabotinages, la joute serrée des mots et des références littéraires. Luchini n’aime pas Robespierre à qui il me compare autant par jeu que pour se situer. Ce fut notre sujet. Il me promit des lectures et j’en fis de même. Il me demanda conseil pour lire sur la Grande Révolution parce que je crois que je la lui ai présentée sous un jour nouveau. J’hésitais. Lui proposer Jaurès, Soboul ou plus directement Hazan me sembla trop anguleux pour lui. Je suggérais Michelet quoique je ne sois pas du même angle que celui-ci, et de très loin. Mais je me suis dit qu’un acteur et un littéraire entrerait plus facilement dans la beauté de ce moment de l’histoire par une évocation fortement teintée de lyrisme comme celle-là. Le tout est de lui mettre l’eau à la bouche, en quelque sorte. Bien sûr on parla à table du revenu maximum annuel à trois cent mille euros. « Avant ou après impôt » me demande Luchini. Je lui explique que la tranche à cent pour cent est inclue dans le barème de l’impôt. Les trois cent mille euros restent acquis ! Peut-être l’ai-je rassuré ! Pourquoi cette somme, comment, et ainsi de suite. Je ne dis pas que j’ai convaincu mais je vois bien que l’idée est alors comprise dans son sens exact : ni une punition ni une aigreur sociale mais un choix de vie en société où il est mis une limite à l’accumulation et aux consommations ostentatoires. A noter : stupeur de la tablée d’apprendre que le revenu maximum fut voté la nuit du 4 aout quand furent abolis les privilèges féodaux. Le maximum à l’époque avait été fixé à 3000 livres de rente. Luchini n’a pas de raison a priori de nous être hostile. Et parmi tous ces gens que je vois là, si certains ne seront jamais de notre bord ni d’aucun appui politique, combien cependant sont venus me dire qu’ils votaient avec nous et comptaient sur nous. Mais oui ! Vous ne le croiriez pas. Moi aussi j’étais scotché. Et je ne parle pas seulement de ceux qui servent à table, ouvrent les portes qui étaient tous, parfois imprudemment selon moi, chaleureusement heureux des salutations que nous nous fîmes contre l’usage qui fait ignorer les « petites mains » dans ces sortes de soirées. Je parle de quelques-uns des beaux messieurs et belles dames avec qui j’ai passé la soirée et partagé le repas. Quant aux autres, quoi ? Ils sont aussi notre pays. Il importe aussi qu’ils comprennent ce que nous allons faire et pourquoi nous voulons le faire. Surtout s’ils ne veulent pas en entendre parler. Et puis je suis rentré chez moi dans un Paris au froid de loup. Ce matin, au métro vers la gare de l’est où j’allais prendre mon train pour retourner à Strasbourg, un homme dormait par terre dans le hall avec son chien. Les Cendrillons d’hier savaient-ils que tous les carrosses redeviennent des citrouilles après minuit dans ce monde ci ?

Ce matin un sms de victoire. Les camarades m’apprennent que les Pilpas ont gagné au tribunal. Peut-être mes lecteurs se souviennent-ils que je m’étais rendu dans l’entreprise en décembre pour soutenir la lutte, juste avant le meeting à Toulouse contre l’austérité ! Donc voilà : le plan social est rejeté. L’employeur est condamné à payer 2500 euros de frais de justice. Ces Pilpas vont sans doute fêter ça. C’est si dur de tenir en lutte ! Tout tient à la capacité du groupe humain à rester soudé. En tenant compte des contraintes qui pèsent sur chacun, et qui ne sont pas toujours dites car la pudeur est là aussi.  Une victoire c’est comme un matin de printemps : plein de promesses. La cohésion se renforce, on prend confiance en soi. Mais je suppose qu’il faudra aussitôt penser la suite. Car les décisions de justice favorables aux travailleurs sont méprisées par les puissants. Ils comptent sur l’usure et l’angoisse du lendemain qui ronge les salariés. Ce mépris ne leur coute rien car il est rarement sanctionné. Et le nouveau gouvernement n’aide jamais. On se souvient du sort des Sodimédical et de leurs trente-deux victoires judiciaires. Et on se souvient du « on ne vous oublie pas » que le président Hollande leur avait lancé quand les salariées étaient venues l’interpeller à la foire de Chalons sur Marne. Pour finir, on sait la suite ! Si l’accord avec le MEDEF passe, les courageux qui peuvent bloquer individuellement un « accord d’entreprise » qui diminue les salaires ou allonge la durée du travail seront réduits au silence. D’autant que le texte signé prévoit que les licenciements se feront non plus sur des critères généraux, par exemple l’ancienneté dans l’entreprise, mais sur une évaluation des compétences professionnelles. Vague à souhait, cette disposition est faite pour pousser chacun à penser d’abord à sauver sa peau en compétition avec les autres. On devine le résultat sur l’action collective ! La lutte des classes...

Ambiance lunaire au parlement européen.

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26/01/2013

Fessenheim : La promesse du gouvernement piétinée par... le gouvernement

Fessenheim.jpgCrédit photo Reuters Décidément, les français ne sont jamais au bout de leurs surprises avec ce gouvernement ! 

Candidat, François Hollande promettait de prendre immédiatement la décision de fermeture de la centrale de Fessenheim, pour des raisons de vieillissement et de risque sismique.

Élu Président, François Hollande remettait cette décision à 2016.
Et voici que maintenant, selon les révélations du journal Le Monde, c’est le Ministère de l’Ecologie lui-même qui fournirait les arguments pour ne pas fermer Fessenheim, arguant dans un mémoire de défense que "c’est à bon droit que le tribunal administratif de Strasbourg a estimé qu’aucune pièce du dossier ne permet d’établir une exposition à un risque sismique qui justifierait une mise à l’arrêt définitif de la centrale" ?!
Où est la volonté politique ? Où sont passés les engagements de campagne ? Et que Diable sont allés faire nos camarades écologistes d’EELV dans ce gouvernement ?
Alors que s’ouvre le "grand débat public national" sur la transition énergétique, nous demandons au gouvernement de dire enfin clairement quelles sont ses intentions concernant l’avenir du nucléaire en France. Les tergiversations n’ont que trop duré. Pour nous, c’est clair : il faut planifier la sortie progressive du nucléaire, et l’engager maintenant pour accompagner la reconversion. Nous invitons tous les écologistes à se rassembler autour de cet objectif pour construire une véritable politique alternative en matière de transition et de planification écologique.

Corinne Morel Darleux

Lire aussi : Fessenheim : En finir avec le chantage à l’emploi

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25/01/2013

Le meeting du Front de Gauche "L'alternative à l'austérité, c'est possible !" à Metz le 23.01.13 (vidéos).

metz23jan13.jpg

"L'alternative à l'austérité, c'est possible !"

Prise de parole des syndicalistes en luttes, à l'occasion du meeting de lancement de la campagne "L'alternative à l'austérité, c'est possible !", à METZ 23 Janvier 2013 : - Lionel Burriello, syndicaliste Florange, - Laurence Millet - Sanofi Toulouse,


Meeting du Front de gauche à METZ... par PlaceauPeuple

Discours de Jean-Luc Mélenchon, Co-Président du Parti de gauche, à l'occasion du meeting de lancement de la campagne "L'alternative à l'austérité, c'est possible !", à METZ 23 Janvier 2013.

 Meeting du Front de Gauche à METZ - Discours de... par PlaceauPeuple

Discours de Pierre LAURENT, Secrétaire national du Parti communiste français, à l'occasion du meeting de lancement de la campagne "L'alternative à l'austérité, c'est possible !", à METZ 23 Janvier 2013.


Meeting du Front de Gauche à METZ - Discours de... par PlaceauPeuple

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16/01/2013

René Revol était le 16 janvier l'invité de 7h50 sur France bleu Hérault (podcast)

logoPG34.jpgRené Revol co-secrétaire départemental du Parti de Gauche dans l'Hérault était mercredi 16 janvier 2013 l'invité de 7h50 sur France bleu Hérault.

Au menu : Les contrats d'avenir, la situation de l'emploi, la tenue des assises pour l'écosocialisme le 26 janvier à Clermont l'Hérault.
podcast

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15/01/2013

2013 : ON NE LÂCHE RIEN

abaslauste.jpgLes voeux de François Hollande et les interventions de Jean-Marc Ayrault du début d’année n’ont qu’un fil conducteur : la poursuite de l’austérité. Le cap pour l’emploi, la compétitivité et la croissance partent d’un diagnostic erroné qui apparaît de plus en plus clairement au fur et à mesure des discours des membres du gouvernement : pour eux il y a un problème de coût du travail. Et visiblement pas de problème du côté du capital. Les propos de Jérôme Cahuzac à Mots Croisés étaient d’ailleurs très éclairants : la réforme fiscale a été faite. Circulez, il n’y a plus rien à modifier. Côté relations du travail, le président de la République a parlé de « compromis novateurs » dans son discours du 31 décembre. Déjà que ce gouvernement ne revient pas sur les pires régressions des gouvernements de droite précédents comme l’inversion de la hiérarchie des normes permettant des accords d’entreprise moins favorables que les accords de branche mais en plus il met en œuvre un projet de démantèlement de l’inspection du travail incluant la poursuite de la diminution du nombre d’inspecteurs et contrôleurs du travail. Un compromis sur la base d’un rapport de force en faveur du patronat, soutenu par le gouvernement, cela promet ! Mais c’est cohérent avec le parallèle fait par Hollande entre la peur des licenciements et la peur d’embaucher ainsi que le choix de privilégier la politique de l’offre ! Mais la fin 2012 et le début 2013 c’est aussi la poursuite de la politique inhumaine de visas refusés sans explication et de la politique du chiffre d’expulsions d’étrangers sans papiers.

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