
Vivement dimanche ! Par François Delapierre La Cinquième République a commencé avec "je vous ai compris". Elle finit avec "j'ai compris".
Le meeting de Villepinte dimanche dernier a mis en scène un homme seul, pris dans une fuite en avant narcissique, au coeur d'un récit qui en fait l'unique sujet de la petite comme de la grande histoire. "Si le Président ne tient pas, c'est tout l'édifice qui menace de se fissurer. Il fallait tenir, encore, toujours, envers et contre tout" s'est justifié le candidat président avant de faire la liste des ennemis qu'il lui avait fallu affronter. Pas dupe la salle a sifflé et hué quand il le fallait, muette lors des quelques mises en cause des syndicats, les immigrés, les chômeurs.
Semaine après semaine, on voit la campagne de l'UMP construire un terrain commun avec l'extrême-droite. Jamais les différences n'ont été aussi ténues. Un à un les sujets de discorde ont été dépassés. Le FN est réputé à tort avoir renoncé à l'antisémitisme quand l'UMP a épousé pour de bon ses obsessions anti-musulmanes. Reste néamoins une divergence qui fait obstacle à leur alliance. C'est la question européenne. Celle-ci pourrait aussi se régler. Surtout si les faits s'en chargent. On en a vu les prémisses à Villepinte. Sarkozy y a répété que la France pouvait reprendre sa liberté et désobéir aux traités européens. Cela donne au passage raison au Front de Gauche ! Mais pourquoi un conservateur va-t'il défaire dans les têtes les camisoles du "on ne peut pas faire autrement" qu'il a lui-même fabriquées ? Il y a bien sûr un calcul électoral. Mais au-delà, clea peut aussi être l'anticipation d'une dislocation de l'euro puis de l'Union européenne elle-même. Ce scénario était hier impensable. Devant le premier défaut de la Grèce, l'annonce que l'Espagne ne tiendrait pas ses objectifs ou encore les incertitudes sur le referendum en Irlande, cleui-ci devient possible. Si cela se produit, les droites européennes pourraient revenir à un projet national traditionnel de compétition économique entre les Etats. Alors rien n'empêcherait l'UMP et le FN de gouverner ensemble. La Sixième République portée par le Front de Gauche n'est donc pas seulement en compétition avec la Cinquième en place. Elle est engagée dans une course de vitesse avec un régime finissant, aux traits déformés par l'agonie.
Si elle est réussie, la marche à laquelle le Front de Gauche appelle dimanche prochain pour la Sixième République aura donc une portée qui dépassera celle d'une campagne présidentielle. Elle sera la première étape d'un rassemblement populaire capable de faire front dans la crise du régime et d'y imposer, par la voie de la Constituante, une solution progressiste et pacifique. Ce sera un cortège revendicatif et festif. A cette heure, impossbile de savoir combien nous serons. Trente mille personnes, cela semble assuré. Davantage sans doute, mais à quelle hauteur ? La nouvelle circule vite et loin. On annonce des cars de Belgique, une délégation de la Réunion. On voit la poussée chez les jeunes, l'élargissement des milieux sociaux d'où proviennent nos soutiens. Partout remonte la même remarque : c'est plus encore qu'en 2005. C'est que Mélenchon fait une bonne campagne "analysent" les commentateurs. Tout compliment est bon à prendre ! Mais nous savons que cela exprime bien davantage. Nous sentons une force immense mûrir dans les profondeurs. Nous lui avons donné un nom avant même de la rencontrer : la révolution citoyenne. Dimanche sera le premier rendez-vous de cette insurrection civique dont le Front de Gauche est le catalyseur.
François Delapierre








Pour lui, ce dimanche à la Bastille, place symbole de la Révolution française, doit marquer le début de "l’insurrection civique", l’occasion de populariser sa "VIe République sociale, laïque et écologique", lui qui s’imagine en "dernier président de la Ve".
En début du cortège qui démarrera à 14h00, l’éléphant en carton des salariés en lutte de Fralib ouvrira la marche.
Deux cents cars et huit trains ont été mobilisés par les fédérations communistes pour faire converger vers la capitale les militants. Et plus de 200 journalistes se sont accrédités, d’après l’organisation qui s’appuie sur 900 bénévoles.
Maëlle Dubois
Tous les autres voyants sont au vert. La prise de la Bastille s’annonce d’ores et déjà comme un événement majeur. Le bouche-à-oreille fonctionne à plein. Les bus sont pris d’assaut. Malgré le peu d’enthousiasme de la SNCF pour faciliter la tâche de nos amis de province, il y aura du peuple qui prendra les trains en direction de Paris. Quand au co-voiturage, il est d’ampleur inédite au vu des multiples posts qui fleurissent sur le net et les réseaux sociaux.



Ce sont mes brouillons de discours et mes moments de mise au point, selon le chapitre. Mais le décousu du récit m’enchante une fois le dernier sujet traité. Ces pages sont au fond mes meilleurs ancrages dans la campagne puisqu’elles me permettent de faire retour sur ce que j’y fais. Ceci fini, je me mets à la préparation de mon discours pour la (re)prise de la Bastille ce dimanche. Je sais que je marche vers un événement singulier, inédit, un accomplissement et un commencement. Un événement de campagne électorale et le début d’une nouvelle histoire, celle d’une insurrection civique.






"La campagne du président Nicolas Sarkozy pour sa réélection devient légèrement désespérée et plus que légèrement nauséabonde", écrit le quotidien new-yorkais dans un éditorial.

Cyberbougnat 
Nathanaël Uhl 
Liveshow Meting de Clermont-Ferrand c'est CHAUD comme la braise au moins 8500 personnes !
J-L MELENCHON c maintenant! Liveshow Clermont-Ferrand,c'est CHAUD comme la braise!