Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog


09/06/2014

Transition énergétique, il faudra faire autrement

transition-energetique.jpgFaudra-t-il entamer bientôt l’autopsie de la loi de transition énergétique promise à plusieurs reprises par François Hollande et ses gouvernements successifs ? Ce que l’on sait du texte en préparation n’incite pas à l’optimisme. La bonne volonté des personnes n’y est pour rien : ce sont de puissants effets de système qui assurent en cette circonstance la survivance indéboulonnable du productivisme.

Rendons au césarisme ce qui est au césarisme. Au nombre des verrous qui pesèrent sur cette loi, mentionnons d’abord la logique antidémocratique des institutions de la Cinquième République. La transition énergétique n’a accédé au statut de chantier majeur qu’en devenant un chantier présidentiel. C’est ce qui pouvait lui arriver de pire. La succession des « conférences environnementales » conclues par le président a conduit à la sortir du débat démocratique contradictoire et public. Elle atterrit entre les mains des lobbies. Bien sûr les associations environnementales étaient de la partie, c’est bien le moins ! Mais comme des lobbies parmi d’autres, hélas moins puissants que d’autres. L’intérêt général n’ayant pas voix au chapitre, la loi devint le produit de rapports de force qui se sont progressivement dégradés à mesure que la discussion s’éternisait.

L’autre contrainte majeure qui pesa sur la future loi fut la recherche par l’exécutif d’un accord avec le MEDEF. La politique de l’offre est le cadre général de l’action de Hollande. Les décisions requises par la transition énergétique furent donc évaluées en fonction de leurs conséquences sur la compétitivité des entreprises. Le coût de l’énergie compta plus que son impact environnemental, ce qui explique la persistance du lobbying pro gaz des schistes mené au sein même du gouvernement, qui plaça sans cesse les tenants d’une transition écologique sur la défensive.

Il faut aussi mentionner un autre handicap dont le poids n’a pas fini de se révéler. Nous payons les conséquences du recul de l’Etat imposé dans le secteur de l’énergie par des gouvernements sous influence néolibérale. Ainsi, la promesse de réduire la part du nucléaire se heurte à maints obstacles supplémentaires. Si l’Etat l’impose à EDF, l’entreprise pourrait exiger de colossaux dédommagements ! Et même si l’Etat y renonçait, ses actionnaires privés seraient fondés à les réclamer. Preuve que même minoritaire au capital, le privé tend à importer sa logique qui ne connaît que le profit et non l’intérêt général dans un secteur où celui-ci devrait intégralement prévaloir.

Un dernier mal frappa la préparation de cette loi : le poids des banques. Sacrifiant à la logique du capitalisme financier qui vise non à supprimer la dette (c’est son aliment) mais à substituer la dette privée à la dette publique, le gouvernement a prévu de faire financer la rénovation thermique des bâtiments par des prêts souscrits par les particuliers, conformément au préconisations des directives européennes favorables au « tiers financement ». Mais le dispositif est enlisé car il est encore négocié avec divers relais des banques qui exigent d’en avoir le monopole.

Tout échec a une part qui prépare l’avenir. Les difficultés de la loi de transition énergétique doivent nous aider à préparer la planification écologique qu’il nous faudra demain mettre en place. Pôle public de l’énergie avec EDF 100% publique, pilotage démocratique associant les citoyens, investissement public libéré de la dictature de la finance en seront les piliers.

François Delapierre, Secrétaire national du Parti de Gauche

17:17 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

02/04/2014

Maintenant ça suffit ! : Le 12 avril, marche du ras-le-bol de gauche à Paris

ca_suffit_2.jpgChômage record, hausse de la TVA, retraite à 66 ans, nouveaux cadeaux au MEDEF, priorité au nucléaire, Europe libérale … Trop c’est trop !

Hollande n’a pas été élu pour ça ! Sa politique aggrave le chômage et toutes les difficultés. Elle désespère le peuple.

Ne laissons pas l’extrême droite privatiser cette colère populaire à son profit. Le problème ce n’est pas l’étranger, c’est la rapacité de la finance et des actionnaires. Le pays est malade de manque d’égalité !

Disons ensemble notre ras-le-bol de gauche.

Disons à Hollande : maintenant ça suffit ! Du balai !

Le 12 avril, marchons à Paris pour dire Place au peuple !

Pour tout savoir sur la marche :

Site : www.marche12avril.org

Page facebook : https://www.facebook.com/marchedu12avril

Evènement Facebook : https://www.facebook.com/events/224981487693606/

Hashtag twitter: #12Avril

10:26 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

05/03/2014

Quel avenir pour l'UKRAINE si la colère sociale est détournée?

Ukraine1.jpgLa situation Ukrainienne, d’une grande complexité a largement été traitée de manière manichéenne par les medias de masse. De la révolution démocratique encensée par l’occident au coup d’état fasciste dénoncé par la Russie, la grogne légitime qui nait d’une situation économique et sociale très dégradée, a été largement instrumentalisée, aussi bien par les Etats Unis d’Amérique et l’Allemagne, que par les divers partis libéraux et nationalistes voire neo-nazis.

Mais ce mouvement représente avant tout le désir d’émancipation sociale d’une classe moyenne que l’Europe inspire, d’une démocratie débarrassée d’une classe oligarchique corrompue, sur fond de luttes nationalistes internes, mais également de combats géo et eco-stratégiques mondiaux. Aujourd’hui, le parti de Yanoukovitch est remplacé par d’autres forces également composées d’oligarques. Et la dimension sociale a été complètement oubliée. Mais, me direz-vous, si colère sociale il-y-a, où est la gauche dans tout ça ?

Lire la suite

18:33 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

03/03/2014

MEDEF, Médéfiens, vous pourrissez la vie de tout le monde

intermittents-forte-mobilisation-contre-la-proposition-du-medef.jpg

Derrière l’épouvantail de l’intermittence, tous les chômeurs

« Cessons de tirer sur les intermittents »

C’est le titre d’un billet à la une des Echos daté du 24 février signé par l’ex-présidente du Medef, Laurence Parisot. Elle y explique aux lecteurs du quotidien économique qui n’en ont pas forcément l’habitude qu’il ne serait pas sage de faire des intermittents des boucs émissaires.

La preuve qu’ils ne sont pour rien dans le déficit de l’Unedic, dit-elle, c’est qu’en 2008, la caisse était alors excédentaire de 4,5 milliards d’euros et qu’en 2010, elle était déficitaire de 2,9 milliards à nombre égal d’intermittents et à montants d’indemnisation équivalents.

Mieux, reprenant des thèses syndicalistes extrémistes, elle se livre à une apologie de la solidarité. A ceux (sans doute nombreux dans son entourage) qui lui répètent en boucle que les allocations allouées aux intermittents sont cinq fois supérieures aux cotisations collectées dans le secteur, elle répond par un argument d’ordinaire étranger à la rhétorique patronale. « Où irait-on si l’on se mettait à soupeser au sein de l’Unedic la contribution de chaque secteur d’activité et à évincer ceux qui, sur une certaine durée, afficheraient un solde cotisations-allocations négatif ? »

Cette excellente question, on aimerait qu’elle la pose à ses anciens camarades du Medef, qui, manifestement, persistent à penser de la sorte. Il ne faut toutefois pas se méprendre sur la conversion de l’ancienne présidente du Medef. La culture reste pour elle une marchandise et c’est en comptable avisée qu’elle se penche sur le problème. Pas à la manière du président américain, Abraham Lincoln, qui avait lâché à quelques cupides accrochés à leur magot : « si vous trouvez que la culture coûte cher, essayer l’ignorance !»

 

Lire la suite

20:39 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

02/03/2014

Copé à poil ? Rhabillé pour le printemps!

coppe2tousapoil.jpgJean-François Copé, hier en croisade contre le vol de pains au chocolat dans les cours des écoles primaires, Père la Morale aujourd'hui, sur ce que devraient, selon lui, pouvoir lire ou pas les enfants des écoles laïques et républicaines, semble ce soir bien empêtré dans une sale affaire de "pots de vin" consentis à des amis au grand dam des militants du parti politique dont il est le président. C'est ce qu'affirme la rédaction du Point. Lire ci-dessous

Lolo34

cope_pain_au_chocolat_ramadan.jpg

EXCLUSIF. Affaire Copé : des copinages qui coûtent cher à l'UMP 

Par Mélanie Delattre et Christophe Labbé

Les militants UMP qui ont cotisé pour le Sarkothon ne diront pas merci à Bygmalion. Au moment où Copé leur demandait de renflouer les caisses du parti de 11 millions d'euros, l'agence de communication appartenant à deux de ses anciens collaborateurs venait d'empocher de l'UMP huit millions d'euros pour avoir organisé les meetings de la campagne 2012.

Selon des documents dont Le Point a eu connaissance, Event & cie, la filiale événementielle de Bygmalion, a profité de la période faste de la présidentielle pour charger la mule sur certaines prestations facturées à l'UMP hors appels d'offres. Lors des meetings, les frais de traiteur, de retransmission vidéo et d'éclairage atteignaient parfois le double des tarifs habituels !

Le Point a enquêté sur ce que certains au sein du parti qualifient de véritable "hold-up" : entre 2010 et 2012, alors que les finances de l'UMP sombrent dans le rouge, la petite boîte de com connaît, elle, une santé florissante... Dès la création de Bygmalion en 2008, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale puis secrétaire général du parti, multiplie les commandes auprès de l'agence de com de ses amis Bastien Millot et Guy Alves, qui ont travaillé plus de dix ans à ses côtés, d'abord à la mairie de Meaux, puis à son cabinet chaque fois où il a été ministre.

L'ancien chef de cabinet de Copé au centre d'un montage financier

Lire la suite

09:29 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

28/02/2014

AYRAULTPORT #NDDL: Ce sont les socialistes qui veulent passer en force!

manif-contre-aeroport-nddl-Manif_NDDL_2012_11_10_177.jpgLe président Socialiste de la Région des Pays de la Loire a demandé à François Hollande l’évacuation des militants et résistants sur le site de Notre Dame des Landes. Après avoir monté en épingle le "millier" de casseurs et les scènes de "guérillas urbaine" la ficelle est grosse.

repNDLL1.jpg

Ce sont les socialistes et Jean Marc Ayrault qui tentent de passer en force, encore une fois. Contre une majorité de français qui s’opposent à eux, contre les faits et les chiffres qui leur donnent tort, en imposant, par la répression, un projet inutile.

Mathieu Agostini

20:01 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

Le PS et la droite alliés contre le service public ferroviaire au Parlement européen !

SNCF_RAIL_Train.jpg2012-09-30T150703Z_1_APAE88T15ZT00_RTROPTP_3_OFRTP-FRANCE-TRAITE-MANIFESTATION-20120930.jpgLe Parlement européen vient d’adopter le 4e paquet ferroviaire. Ce paquet prévoit en particulier la fin du service public du transport régional avec l’ouverture à la concurrence de ce secteur.

Les libéraux et le Parti Socialiste européen, PS français inclus, ont voté main dans la main cette agression contre le service public ferroviaire.

Je dénonce cette collusion et l’hypocrisie qui l’entoure.

J’appelle les citoyens à punir les élus UMP, PS et à rompre avec cette Europe libérale en votant pour les listes du Front de Gauche aux élections européennes du 25 mai prochain.

Jean-Luc Mélenchon

19:28 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

26/02/2014

AYRAULTPORT Notre Dame des Landes: Lettre ouverte de Françoise Verchère à Manuel Valls

notre-dame-des-landes-en-guerre-contre-le-futur-aeroport-de-nantes-10631144dpxft_2607.jpg

 

 

verchere.jpgMonsieur le Ministre de l'Intérieur,

Je vous ai entendu commenter dès samedi soir les événements en marge de la manifestation contre l’aéroport de Notre Dame des Landes et vos propos appellent de ma part quelques réactions et aussi plusieurs questions. .

Sur les chiffres d’abord : vous avez parlé de 1000 casseurs et de 20 000 manifestants dont vous avez dit qu’il fallait les différencier des premiers. Je crois décidément que vos services ont un problème avec le calcul car nous étions beaucoup plus de manifestants et il y avait beaucoup moins de casseurs : disons qu’on pourrait diviser le premier chiffre et multiplier le second par deux au moins pour approcher de la vérité. Mais dans cette affaire d’aéroport, la vérité est décidément malmenée depuis longtemps…

Sur les fameux casseurs : je vous avoue que j’ai été très surprise de comprendre que vos services les connaissaient visiblement bien (vous avez donné des précisions sur leur origine, leur positionnement politique) et même qu’ils savaient ce qui allait se passer. Depuis deux jours, les bruits couraient sur des incidents à venir ; les avocats savaient qu’ils risquaient d’être réquisitionnés pour de nombreuses gardes à vue. Samedi matin, au moment où nous étions avec les tracteurs à l’aéroport de Nantes-Atlantique, les policiers présents nous ont spontanément parlé des « blacks blocs », en nous disant « qu’ils allaient gâcher notre manifestation ».

Je m’étonne donc que « les forces de l’ordre » n’aient pas été au fond plus efficaces puisque cela aurait dû être leur mission, n’est-ce pas ? Puisque l’on sait désormais interdire un spectacle avant même qu’il n’ait lieu, et puisque nous n’avons pas sur la ZAD 1000 casseurs ni blacks blocs, pourquoi ne les avez-vous pas fait arrêter avant leur arrivée ? J’imagine que s’ils sont si dangereux, vous avez certainement des preuves et même des faits graves à leur reprocher ?

Mais peut-être préfériez-vous les arrêter en flagrant délit ? Est-ce pour cela que vous n’avez pas fait protéger l’agence Vinci, située au tout début du parcours de la manifestation, pas plus que des engins de chantier Vinci aussi (car Vinci est partout vous le savez, immobilier, parkings, aéroports…) dont vous saviez qu’ils seraient forcément des cibles ? Est-ce pour cela que la Préfecture n’a autorisé qu’un parcours ridiculement petit, jamais vu jusque là ? Est-ce pour cela que les échauffourées localisées dans un périmètre pourtant restreint ont duré plusieurs heures ? Et au bout du compte combien y a-t-il eu d’interpellations ? Une douzaine seulement…C’est assez curieux et à vrai dire difficilement compréhensible alors que les moyens déployés étaient impressionnants, en hommes et en matériel anti-émeute, alors que la fermeture du centre ville était inédite, alors qu’il y avait vraisemblablement des hommes à vous des deux côtés.

Lire la suite

19:48 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

Accord avec les Etats-Unis : la tartufferie Le Pen est risible !

tract_protectionnisme.jpgCinq ans après que j’ai lancé l’alerte, Marine Le Pen se réveille ! A la veille des élections européennes, elle prétend soudain faire la "guerre" au Grand Marché Transatlantique entre l’Union européenne et les Etats-Unis d’Amérique.

MLePen1.jpgCe réveil électoraliste ne doit pas faire trop faire illusion. En effet, dans cette "guerre", les amis de Madame Le Pen ont déjà capitulé. En région PACA, vendredi dernier, le groupe FN a voté contre la motion du Front de Gauche qui condamnait ce projet de libre-échange generalisé. La motion a été adoptée avec l’appui des Verts et de certains socialistes dont le président Michel Vauzelle. Le Front national a voté pour le projet avec la droite et d’autres socialistes. De son côté Jean-Marie Le Pen a préféré manquer la réunion du Conseil régional pour ne pas avoir à prendre position.
Mais la bataille contre le nouveau marché unique transatlantique est bien engagée. Avec le vote des conseils régionaux ile de France et PACA ce sont dix sept millions de français qui ont été placés « hors grand marché transatlantique ».

Avec les Verts et de nombreux socialistes, le Front de gauche fait émerger une nouvelle majorité de gauche contre le libre échange et le productivisme qui le sous tend.

Jean-Luc Mélenchon

07:03 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

24/02/2014

Notre-Dame-des-Landes : Le parti de l’étranger !

2012-11-17-manif-contre-aeroport-nantes-NDDL_17nov12_026_01.jpgLes travaux de construction de l’aéroport n’ont pas commencé mais le site de Notre-Dame-des-Landes attire déjà des personnes venues de la France entière et même d’au-delà de nos frontières.

Plus de 50 000 manifestants se sont encore retrouvés à Nantes ce samedi pour s’opposer au projet « d’Ayrault-port ». Après avoir monté un dispositif policier qui s’est montré efficace dans le registre de la provocation, Valls a puisé dans le répertoire de son prédécesseur Pasqua pour dénoncer le parti de l’étranger. Pour la droite, le contestataire est en effet un ennemi de la patrie. Sauf bien sûr quand ce sont des bonnets rouges patronaux qui cassent des portiques ou des traditionalistes qui pourchassent nos concitoyens dont la vision de la famille leur déplait. Ceux-là obtiennent satisfaction.

Il est vrai que de nombreux étrangers rodent autour du site prévu pour implanter ce nouvel aéroport. Les plus nombreux sont les actionnaires de Vinci, le groupe qui a récupéré ce juteux « partenariat public-privé » (PPP). 65% des actions de ce mastodonte qui se prétend français sont en effet aux mains de fonds d’investissement étrangers. L’intérêt national est une notion qui leur est étrangère. L’intérêt général de l’humanité aussi. Car le projet d’aéroport est un extraordinaire condensé des impasses du productivisme qui sert désormais de guide officiel au pouvoir. La consternante maxime de François Hollande « l’offre crée la demande » est devenue dans cette zone déjà desservie par un aéroport parfaitement dimensionné « le nouvel aéroport créera le besoin croissant de transport aérien ». Quel que soit l’impact écologique d’une telle croissance.

Si tant de nos concitoyens se sentent concernés par ce dossier c’est qu’ils suivent les organisateurs de la manifestation qui invitent à confronter les « choix faits dans ce projet » « avec les beaux discours grandiloquents sur les économies nécessaires, la transition énergétique, la sauvegarde du climat ». La préservation des écosystèmes ne pâtit pas du manque de citations dans les conférences de presse présidentielles mais du poids des lobbys privés, de la mégalomanie des barons locaux, de la confusion oligarchique de l’intérêt public et des intérêts privés, toutes choses que l’on trouve en raccourci dans ce petit bout de terre humide à 17 km de Nantes. Si c’était un scénario de film, on le jugerait caricatural. Quel casting ! Le PPP y a été préparé par un préfet devenu salarié de Vinci. Le premier ministre se comporte comme un notable qui mobilise les moyens de l’Etat au service de sa vision du développement local. Le groupe Vinci se développe en rachetant à tour de bras des aéroports privatisés par l’Europe austéritaire, se gorge des péages d’autoroute volés au peuple français par des privatisations dispendieuses et se protège en finançant des agents d’influence médiatique comme l’Institut Montaigne.

L’issue du bras de fer à Notre-Dame-des-Landes nous concerne donc tous. Le retrait du projet serait un tournant et une première rupture concrète avec le productivisme. Une telle prise en compte de sa responsabilité environnementale placerait la France à l’avant-poste des nations du monde. Car pour nous la France doit se penser comme une nation universaliste. Pour le pouvoir hélas, les dirigeants du MEDEF sont les nouveaux ambassadeurs du génie français. Le président de Vinci, ancien conseiller de Balladur, est d’ailleurs vice-président de MEDEF international dont il préside de surcroît le comité France-Qatar. Si le parti de l’étranger existait, lui en mériterait la carte !

François Delapierre, Secrétaire national du Parti de Gauche

19:40 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

19/02/2014

A Montpellier, Jean-Luc Mélenchon n'a pas été tendre envers ses anciens amis socialistes.

logoMaret34.jpgAu Zénith de Montpellier, Jean-Luc Mélenchon fustige les socialistes

Venu ce mercredi 19 février au Zénith de Montpellier soutenir la liste Front de gauche aux municipales menée par Muriel Ressiguier (Parti de gauche), Roger Moncharmont (PCF) et Francis Viguié ("Ensemble"), Jean-Luc Mélenchon n'a pas été tendre envers ses anciens amis socialistes.

Avant même le début du meeting de campagne qui débutait au Zénith Sud à 18h30, le co-président du Parti de gauche a fustigé sans les nommer les postulants issus du PS à la mairie de Montpellier que sont Jean-Pierre Moure (le candidat du PS) et Philippe Saurel (désormais exclu et candidat DVG). "Le costume est trop grand pour vous. Vous êtes des nains politiques". Et J-L. Mélenchon d'ajouter : "Georges Frêche avait réussi, avec une méthode que je désapprouve, une synthèse politique dans cette région. Elle était devenue de plus en plus improbable et elle est morte avec lui. Le grand arbre est tombé à Montpellier".

Le tribun du Front de gauche s'en est ensuite pris au gouvernement socialiste, accusé de cirer les bottes du Medef et au ministre de l'Intérieur Manuel Valls, qualifié de "bidouilleur en chef" parce qu'il chercherait, via la nomenclature électorale, à minorer le poids politique du Front de gauche aux municipales. "Je le dis et je le répète. Il n'y a pas aux élections municipales en France, des listes Parti de gauche ni PCF. Il n'y a que des listes Front de gauche".

R.C

LOGO_HERAULT.jpgRetrouvez le compte-rendu du meeting de Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), Olivier Dartigolles (PCF) et Myriam Martin (Ensemble), ce jeudi 20 février dans l'édition papier de l'Hérault du Jour.

20:57 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

Jean-Luc Mélenchon : "Montpellier, ville vitrine du Front de gauche"

melenchon_8.jpg

 © F3 LR S.Navas Montpellier - Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche avec Muriel Ressiguier, tête de liste Front de gauche aux municipales - 19 février 2014.

"Montpellier est la vitrine. Le Front de gauche se présente uni. Tout le monde va regarder", a estimé M. Mélenchon au cours d'une conférence de presse, avant une réunion de soutien à la liste conduite par Murielle Ressiguier.

Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, a affirmé mercredi que Montpellier serait "une vitrine du Front de gauche" qui se "présente uni" avec le parti communiste lors du scrutin municipal. La tête de liste, Murielle Ressiguier, était à ses côtés.

"Nous ne visons pas un bon score. Nous visons à remplacer" les élus actuels, a souligné le co-président du parti de gauche, alors que la liste de Mme Ressiguier est créditée, selon les différents sondages, autour de 10% des intentions de vote au premier tour. Mais les sondages qui mettent la liste à "un très bon niveau" ne prennent pas en compte l'abstention, a déploré M. Mélenchon.



"Dans les sondages, il y a 100 % de votants. Or, qui connaît un électeur socialiste qui bout d'impatience chez lui et qui se dit +j'ai tellement hâte de voir M. Schmol devenir maire?+", a-t-il demandé.
Pour M. Mélenchon, avec la mort il y a un peu plus de trois ans de la figure emblématique de la région, Georges Frêche "le grand arbre est tombé à Montpellier".
"On peut en penser ce qu'on veut. Mais Georges Frêche avait réussi une synthèse.

Cette synthèse est partie avec lui. Il faut dire qu'elle était de plus en plus improbable. Maintenant c'est l'heure de refonder le pacte que la gauche peut avoir avec cette population, avec cette région", a-t-il lancé.

Il y a dans ce contexte plusieurs candidatures. On retourne 30 ans en arrière avec la droite dont on sait ce qu'elle fera. Ensuite, vous avez la cohue socialiste d'un héritage bâclé. Ils se tirent la bourre, on ne sait plus très bien pour quoi faire, chacun espérant être celui qui va (succéder à Georges Frêche,ndlr). Mais je leur dis à tous: +le costume est trop grand pour vous, les chaussures sont trop grandes. Il n'y a pas de tenue d'homme disponible à votre mesure. Vous êtes des nains politiques par rapport à celui auquel vous aspirez succéder et face à celle que nous proposons+".

Jeudi, M. Mélenchon se rend à Carcassonne pour soutenir la liste Front de gauche conduite par Amandine Carrazoni.

20:07 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

18/02/2014

MONTPELLIER : Le Meeting Front de Gauche avec J-L MÉLENCHON, c'est tout à l'heure au Zénith!

Le FRONT de GAUCHE au ZÉNITH avec

JEAN-LUC MÉLENCHON    

le 19 Février à partir de 18h00

MeetJLM19fev14.jpg

21:16 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

Montpellier municipales : Front de gauche, "non aux dépenses de prestige"

 MICHEL MARGUIER (mmarguier@midilibre.com)

MeetJLM19fev14.jpgAlors que demain soir, Jean-Luc Mélenchon sera au Zénith de Montpellier, à quelques encablures des municipales, le Front de gauche présente son programme... qui se veut à la fois ambitieux et social. 

Pour une ville "plus humaine", selon Muriel Ressiguier, tête de liste de “La gauche, la vraie”. Il s’agira d’en "finir avec les dépenses de prestige", selon Francis Viguié, actuel et très critique élu municipal. Concrètement, plusieurs mesures phares sont mises en avant. Comme une priorité donnée à la construction de logements sociaux, en même temps qu’une politique "de transparence" en la matière. Dans le même temps, il s’agira d’intervenir sur les réquisitions de logements mais aussi de signer des conventions avec les propriétaires.

Aussi, la mise en place d’un service public pour la petite enfance, de 0 à 3 ans. Avec création de 10.000 places de crèche, à horaires adaptés. Étant entendu que le retard pris à cet âge, notamment dans les quartiers en difficulté, est souvent déterminant. Dans un domaine proche, est prévue une mise à niveau égal de tous les équipements scolaires. Avec une attention particulière pour le temps périscolaire, qui doit être gratuit. L’État devant être mis devant ses responsabilités. "Il en va de l’équité d’une ville à une autre."

Question transports, il s’agira d’être "réaliste", tout en tendant vers la gratuité dès que possible. Autre idée forte, selon Roger Moncharmont, le doublement de la ceinture maraîchère autour de la ville. Avec, à la clé, entre 800 et 1.000 emplois et une mise en place de réels circuits courts. Une contradiction relevée par la liste : le maintien de cette ceinture dans l’optique de la création de la future gare TGV et du prolongement de la ligne 1 du tram. 

Par ailleurs, le Front de gauche rappelle son attachement à une gestion publique de l’eau quasiment immédiate. À ce propos : "Il faudra que Moure soit aussi transparent que l’eau", selon Francis Viguié. Dans le domaine de l’emploi, en particulier celui des jeunes, le parti entend favoriser, lors de la mise en place des marchés publics, les chantiers privilégiant l’emploi local.

Enfin, les animateurs principaux de la liste chère à Jean-Luc Mélenchon - présentée dans sa totalité le 27 février - comptent affirmer le rôle de la municipalité auprès des salariés menacés ; comme ceux de Sanofi ou encore du CHRU. "Il faut savoir faire preuve de courage politique."

18:27 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

17/02/2014

Européennes : Ken LOACH, Olivier BESANCENOT, Jean-Luc MELENCHON, voguons ensemble

Aujourd'hui au siège du Parti de Gauche : Rencontre avec Olivier Besancenot du Nouveau Parti Anticapitaliste et Jean-Luc Mélenchon du Parti de Gauche.

Bgr9jG8IcAAU5r4.jpg

logoPGnat.jpg

20:31 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |