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23/10/2014

Révoquons-les !

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Chaque semaine ajoute des épisodes à la chronique de la chute de la 5ème République. Thomas Thevenoud revient à l’Assemblée Nationale, soulignant que la transparence ne suffit pas, dès lors que les élus sont inamovibles. Le représentant de la finance Emmanuel Macron fait son job de représentant : il égrène en mesures gouvernementales les demandes du Medef et des lobbys : Travail du dimanche, mise en concurrence du ferroviaire avec le transport routier de passagers, pseudos « réformes structurelles » censées calmer la Commission européenne dans sa fougue sanctionnatrice, à quelques encablures du vote du budget. Nicolas Sarkozy continue son voyage dans la France profonde tandis que les français font un voyage vers le passé. Il vante la fin du principe d’emploi à vie des fonctionnaires, et – nouveauté remarquable – il tente, à sa façon, de se positionner dans le grand débat national ouvert à propos de la 6ème République. En effet, depuis son retour, Nicolas Sarkozy promet davantage de référendums. Lui, qui avait conclu le Traité de Lisbonne qui constitue la plus grande violation du résultat d’un référendum jamais vue en France ! Cette contradiction s’explique par la dispute qui existe dans notre pays depuis longtemps, entre ceux qui veulent des référendums pour donner le pouvoir au peuple, et ceux qui veulent des référendums pour que le peuple donne plus de pouvoir au Président. C’est le fameux régime plébiscitaire, d’essence bonapartiste.

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20/10/2014

EBOLA SI, EBOLA NO ?

 

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EBOLA comme symptôme de la mondialisation capitaliste

Déjà plus de 4000 morts africains, un risque avéré de contagion aux zones urbaines surpeuplées qui conduirait à la catastrophe humanitaire, des personnels politiques décrédibilisés et pris entre la dénégation et l’impuissance, une résurgence des fantasmes de virus fabriqué pour dépeupler l’Afrique, une opportunité pour les impérialismes américains et français de s’installer comme bon leur semble, telle est la situation créée par le virus Ebola pour sa troisième apparition sur le continent. Car ce virus est apparu pour la première fois dans les années 70 au Zaïre de Mobutu (RDC actuellement), et c’est même d’une des rivières affluent du grand fleuve qu’il tire son nom ; mais à l’époque le système de santé était encore suffisamment organisé et la confiance des populations dans la médecine occidentale était encore intacte. Or il n’en est plus de même de nos jours. La confiance n’existe plus et la désorganisation est totale dans des pays mis à mal tantôt par le FMI tantôt par des guerres civiles à caractère mafieux.

L’accaparement des terres par les multinationales (italiens, suisses, malais, sino-vietnamiens) dans les pays d’Afrique de l’Ouest concernés par l’épidémie, conduit au déracinement de populations et à leur précarisation, en les amenant à entrer en contact avec un gibier traqué. La déforestation et le réchauffement climatique global accentuent l’aridité et la sécheresse qui favorisent les risques de contagion.

Les premières victimes sont les médecins et infirmiers africains dont la presse occidentale aux ordres ne parle pas ; ils ne bénéficient pas, eux, des médicaments issus de la recherche médicale. Une recherche médicale qui s’est d’ailleurs peu préoccupée depuis les années 70 de cette fièvre épidémique de pauvres mangeurs de viande de brousse, comme si la mondialisation des échanges et des déplacements de personnes ne changeait pas la donne.

Là où le Sida a mis des

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dizaines d’années à se répandre dans le monde à partir de cette même RDC, comme on le sait depuis peu, ne savait-on pas qu’Ebola irait plus vite ? L’industrie pharmaceutique, qui avait refusé jusque là de financer des tests cliniques nécessaires mais coûteux, accélère la recherche actuellement car il faut être le premier à sortir la thérapie qui permettra de soigner ceux qui en ont les moyens, les autres ce sera éventuellement pour plus tard. Ebola est un autre nom pour un système capitaliste dégénéré qui n’arrive même plus à gérer les désordres qu’il crée au point qu’ils risquent de se retourner contre lui : nous avons vu ô combien le système de santé espagnol confronté à quelques cas, a des difficultés à réagir, affaibli qu’il est par les coupes sombres des politiques austéritaires imposées par le système et lâchement mises en œuvre par l’oligarchie au pouvoir.

Quant aux angoisses des populations africaines confrontées à ce malheur qui s’ajoute à d’autres, force est de constater qu’elles ne sont pas dénuées de tout fondement : ne voit-on pas apparaître de nouvelles formes de paludisme s’attaquant au système nerveux, issues de souches importées aux USA, manipulées et revenues sur leur centre de recherche africain d’origine ?

Les décideurs politiques africains ont certes leur part de responsabilité en ce qu’ils rendent leurs peuples dépendants de l’extérieur au lieu de construire leur souveraineté. Mais la tragique épidémie en cours montre à quel point la recherche effrénée de profits est incompatible avec la santé publique et ce à l’échelle mondiale. Il faut socialiser l’industrie pharmaceutique et rompre avec le productivisme actuel qui favorise l’émergence de pathologies nouvelles que le capitalisme met à la charge de la société et dont il profite pour prospérer sur le dos des peuples.

Ebola est le symptôme de la mondialisation capitaliste mais il est aussi la preuve que la santé publique est indissociable de nos objectifs écosocialistes.

Vive la révolution citoyenne et souveraine africaine !

 Pierre Boutry Secteur international, commission santé

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16/10/2014

Faibles et puissants face à l’impôt : 6ème République et révolution fiscale

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Le peuple souverain pour l’impôt juste

Quand on parle d’impôts, il est d’usage de citer la déclaration de 1789. En termes clairs, elle justifie la levée de l’impôt dans la cité : « pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable ». La légitimité de l’impôt se pose dès qu’il s’agit de faire un projet commun de société. Le consentement à l’impôt s’appuie sur cette convention partagée par tous. Mais la déclaration de 1789 ne se contente pas de souligner la nécessité de l’impôt en démocratie, elle fournit aussi les caractéristiques d’un impôt juste, devant être « également réparti entre tous les Citoyens, en raison de leurs facultés ». Ainsi, payer son impôt est un acte citoyen.
Dans toute sa modernité, elle va même fonder les règles démocratiques déterminant les orientations fiscales de la Nation : « tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs Représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée ». En relisant ces écrits datant de 225 ans, on comprend à quels points les dernières décennies de libéralisme ont attaqué les fondements même de l’identité républicaine de la France. Au contraire la 6e République devra faire du consentement à l’impôt la base démocratique d’une souveraineté fiscale retrouvée.

Pacte républicain menacé

Il aura fallu attendre 2014 pour qu’un ministre de l’économie, P. Moscovici, évoque un démagogique « ras-le-bol-fiscal » que P. Poujade n’aurait pas renié. Se réclamant des politiques de Thatcher et Reagan, ces libéraux ne cherchent qu’à saper le consentement à l’impôt pour priver le pays de ses moyens publics redistributifs. Au contraire, nous affirmons que les impôts les meilleurs ne sont pas les plus bas mais les mieux prélevés et les mieux employés dans l’intérêt général de la Nation. Au lieu de céder à la moindre mobilisation corporatiste de défense de niches fiscales comme « les pigeons », le gouvernement devrait garantir la justice de l’assiette fiscale.
Cet antifiscalisme assumé du camp austéritaire (le « haut-le-cœur fiscal » de M. Valls) est un faux-semblant : la fraude fiscale n’a jamais été aussi développée. Le manque à gagner annuel lié à la fraude au sens large est évalué à plus de 60 Mds € par an. Pourquoi la liste Falciani fournissant des milliers de comptes et sociétés de Français en Suisse n’a-t-elle jamais été utilisée par les gouvernements français ? Si la fraude et l’évasion étaient réellement combattues, les politiques de rigueur seraient caduques. En réalité, il est peu étonnant que l’attaque contre la légitimité de l’impôt vienne de ceux qui ne déclarent pas leurs impôts (T. Thévenoud) ou bien placent leurs avoirs dans des paradis fiscaux (J. Cahuzac). Il y a longtemps que l’oligarchie politico-économique a refusé de faire société avec le peuple.

Le juste prix des services publics

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13/10/2014

"BOUC ÉMISSAIRE" : Le chômeur branleur, une allégorie séculaire véhiculée par le pouvoir bourgeois

MOZimg_8496_0.jpgCombien de clochards à la rue pour faire un milliardaire français de plus ?

Et si vraiment nous décidions de partager quelques miettes, pas plus qu'une petite patte de fourmi à mettre dans les assiettes nécessiteuses, pour que ça aille juste un peu mieux... Est-ce trop demander?

Quand les "élites" baissent, la démocratie régresse. Rendez-nous la parole !

C'est à lire :

HARTZtung ! 1 euro/heure ou contrat zéro heure, chômeur fais ton choix

CHOMÂGE : MACRON, tu t'es vu quand T'AS BoU ?

Lolo34

Dessin de Jean-Luc Mélenchon.

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HARTZtung ! 1 euro/heure ou contrat zéro heure, chômeur fais ton choix

Loto-thumb-200x240.jpgÀ Londres, le gouvernement « aime les entreprises » et se paie la tête des chômeurs

« I am not dangerous » déclarait François Hollande le 7 mars 2012, à l’époque tenu par son programme social-libéral. Voilà que Manuel Valls dépasse allègrement cette limite, pour venir rendre hommage à la City londonienne, en parfait sbire de la finance.

Pour Manuel Valls, l’électeur n’est rien, le grand actionnaire londonien est tout. C’est pour lui que la taxe à 75% sur les grandes fortunes – insuffisante, en témoigne le passage en 2014 de 54 à 67 milliardaires français – sera liquidée au 1er janvier.

La valse à mille temps avec le MEDEF continue. Alors que Laurence Parisot déclarait hier dans l’Expansion qu’il « faudra bien accepter de réintroduire un mécanisme de dégressivité des allocations » et réformer l’assurance chômage, Manuel Valls s’en fait le porte-voix à Londres. Rien d’étonnant, si ce n’est la rapidité avec laquelle les propositions du MEDEF sont reprises et amplifiées outre-Manche. Baisse du "coût" du travail" flexibilisation du marché, lutte contre « l’indemnisation passive » de "chômeurs profiteurs" du système…

Un seul doute subsiste : la préférence de Manuel Valls ira-t-elle au système anglo-saxon du « contrat zéro heure » (sans durée minimale de travail, qui prévoit que le salarié soit disponible à tout moment, en échange du salaire minimum horaire) et de contrôle accru des chômeurs, ou au système allemand créé par M. Hartz et consorts qui oblige les chômeurs à travailler pour 1 euro de l’heure sous peine de voir leurs allocations supprimées ? La conséquence, désastreuse, est connue : les salariés finissent par occuper des emplois sans rapport avec leurs compétences et se déqualifient.

Manuel Valls aime les entreprises, mais n’aime pas les chômeurs. Dommage : sa politique d’austérité consiste à affaiblir les premières, et démultiplier les seconds.

Audrey Michel et Hadrien Toucel, Commission économie du Parti de Gauche

LIRE AUSSI  :

CHOMÂGE : MACRON, tu t'es vu quand T'AS BoU ?

Audrey Michel et Hadrien Toucel, Commission économie du Parti de Gauche - See more at: http://www.lepartidegauche.fr/actualites/actualite/a-londres-le-gouvernement-aime-les-entreprises-se-paie-la-tete-des-chomeurs-30214#sthash.JC384hLN.dpuf

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12/10/2014

CHOMÂGE : MACRON, tu t'es vu quand T'AS BoU ?

Loto-thumb-200x240.jpgAprès François Rebsamen et Manuel Valls, c’est le ministre de l’économie Emmanuel Macron qui vient à nouveau de stigmatiser les chômeurs pour tenter de masquer l’échec absolu de sa politique.

Rappelons qu’en France 98% des offres d’emplois trouvent preneurs et que plus d’un chômeur sur deux ne touchent aucune indemnité chômage. En part du PIB, la France consacre moins d’argent aux indemnités chômages que l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, les Pays-Bas, etc. Ce qui favorise le chômage, ce ne sont pas les indemnités mais le manque d’offre d’emplois à cause de l’austérité généralisée et du coût du capital exorbitant qui ruine notre pays.

Dimanche 12 Octobre 2014
Guillaume Etiévant Secrétaire National du Parti de Gauche à l'économie et au travail

 

Lire aussi :

HARTZtung ! 1 euro/heure ou contrat zéro heure, chômeur fais ton choix

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26/09/2014

Je signe pour la 6e République, venez samedi en débattre à Grabels

Je signe pour la 6e République

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Rencontre Débat avec Raquel Garrido, Secrétaire nationale. du Parti de Gauche

Grabels 34

Samedi 27 septembre à 15h

Salle des anciennes écoles

Entrée libre 

 

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MÉTROPOLE DE MONTPELLIER : APPEL DES ÉLUS RÉPUBLICAINS OPPOSÉS À LA MÉTROPOLE

MÉTROPOLE DE MONTPELLIER : 

APPEL DES ÉLUS RÉPUBLICAINS OPPOSÉS À LA MÉTROPOLE

À TOUS LES ÉLUS REPUBLICAINS

DES COMMUNES DE L’AGGLOMÉRATION DE MONTPELLIER

 

Chers collègues,

Depuis le mois de juillet, on nous répète que c’est perdu d’avance, que le vote des conseils municipaux n’est qu’une formalité.

Comment peut-on prédire ce qui n’a pas eu lieu ? La souveraineté des Conseils municipaux est encore en vigueur… 

Nous sommes très nombreux à vouloir voter Contre. Mais certains hésitent : les Maires, par crainte des conséquences pour leur commune, les Conseillers municipaux majoritaires, pour ne pas s’opposer à leur maire. 

La loi prévoit que les métropoles exercent de plein droit, en lieu et place des communes, 32 compétences, dont les principales sont : 

Elaboration du PLU – Voirie – Stationnement – Zones d’activités commerciales et industrielles – Eclairage public – Distribution du gaz – Marchés – Gestion des cimetières – Concession des plages.

Le personnel correspondant à ces compétences est obligatoirement transféré à la métropole.

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18/09/2014

Je signe pour la 6e République

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Changez la Constitution pour rendre le pouvoir aux citoyens !

N’attendez pas les consignes !

Les initiateurs de notre mouvement sont ceux qui décident, à cet instant, d’agir ensemble.

Notre mouvement commence comme un réseau social. La « toile » est la plus grande place publique de notre pays.

Ici, place au peuple !

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Je signe pour la 6e République :

http://www.m6r.fr/2014/09/je-signe-pour-6e-republique/

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15/09/2014

6ème REPUBLIQUE : Jean-Luc Mélenchon en parle à la fête de l'Humanité

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Sixième République, intervention de Jean-Luc Mélenchon dans le stand du Parti de gauche samedi 13 septembre 2014 à la Fête  de l’Huma

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https://soundcloud.com/radio-de-gauche/le-discours-de-jlmelenchon-a-la-fete-de-lhumanite-1309É

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13/09/2014

J'aime la retraite à 60 ans, j'emmerde les traders et leurs pratiques de voyous

L'humain d'abord

Voici le temps consacré des traders...  Pour le mieux être de l'Humanité?

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VITE UNE CONSTITUANTE POUR UNE NOUVELLE RÉPUBLIQUE SOCIALE ET ÉCOLOGIQUE. PLACE AU PEUPLE !

Lolo34

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12/09/2014

Urgence écologique, choisis ton maître

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CHOISIR SON MAÎTRE

Le pays aurait tant à faire. Il y a tant de jeunes en formation, tant de postes à pourvoir, tandis que l’urgence écologique nous mord la nuque. Mais ce grand pays bouillonnant d’intelligences est ramené à une dimension étriquée : les couloirs du palais présidentiel. C’est là que l’avenir se décide. Ou qu’il se ferme. La France vit donc au rythme des humeurs du monarque. Cette semaine ce furent celles de son ancienne « Première Dame ». Tristes « secrets » sur un homme faux et manipulateur : rien qu’on ne sache déjà. Comme quoi la monarchie, fût-elle présidentielle, s’apprécie mieux de loin.

Il en va ainsi du débat qui occupe, paraît-il, l’entourage du Président sur son identité politique : social-démocrate ? social-libéral ? Socialiste, personne ne s’y risque quoi qu’il l’ait affirmé une fois. C’est dès 2007 que Jean-Luc Mélenchon retraçait dans un livre, « En quête de gauche », l’évolution de ces anciens chefs de la social-démocratie vers un horizon qu’il baptisa démocrate, car leur politique officiellement réconciliée avec le capital n’avait plus rien de social, dans la lignée des « démocrates » italiens ou états-uniens. Le hollandisme ne nous apprend donc rien, sauf une chose. La manière dont la mutation dont il est l’expression a emprunté le véhicule de la Cinquième République pour s’imposer. Car si le blairisme ou le schröderisme prirent aussi la forme d’un coup de force, celui-ci se joua à visage relativement découvert, contre le « vieux parti ». En témoignent le besoin de théorisation d’un Blair ou les oppositions ouvertes de militants comme Oskar Lafontaine que l’on va retrouver à la fondation de Die Linke.

En France, la Cinquième République offrit à Hollande la possibilité de tourner sans le dire. Ce régime permet au détenteur du pouvoir maximal d’être élu sur toutes les ambigüités et de ne rendre ensuite de comptes à personne, et surtout pas au peuple dont il est censé tirer directement sa légitimité. Occuper l’Elysée lui suffit à donner le la au Gouvernement, à contrôler le Parlement, à se passer du parti majoritaire et de son réseau d’élus, hier vital pour la conquête du pouvoir mais devenu un poids dont le monarque élyséen se déleste comme d’habits démodés.

François Delapierre

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10/09/2014

Jean-Luc Mélenchon : Hollande mord toujours les mêmes

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François Hollande pleurniche : Valérie Trierweiler mentirait, il n’aurait pas moqué les « sans-dents ».

Qu’il se demande plutôt pourquoi tout le monde la croit ! Et s’il veut être cru, qu’il commence par poser des actes qui n’aillent pas au contraire.

Or, il vient de supprimer les crédits destinés à la prévention de la santé bucco-dentaire pour les enfants et adolescents. Ce programme M’T Dents a pourtant démontré son efficacité.

Cette mesure d’austérité est un mauvais coup pour le peuple et sa santé. Elle fera augmenter le nombre des « sans-dents ». Avec sa bouche Hollande proteste, avec ses dents il mord toujours les mêmes.

J-L Mélenchon

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02/09/2014

La 6ème République, c'est maintenant !

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Le chômage c’est la faute du gouvernement, pas des chômeurs !

Loto-thumb-200x240.jpgLe ministre du travail François Rebsamen vient d’admettre son incapacité à diminuer le chômage et pour résoudre ce problème propose de « renforcer les contrôles pour être sûr que les gens cherchent bien un emploi» en mettant en exergue le fait qu’«en France, 350 000 emplois ne trouvent pas preneurs».

Plutôt que de donner des leçons aux chômeurs et de leur faire la chasse, Rebsamen ferait mieux de s’interroger sur sa propre compétence. Le chiffre de 350 000 emplois non pourvus n’a jamais été démontré par aucune étude et le fait que certains emplois ne soient pas pourvus vient le plus souvent de renoncement de la part de l’employeur pour des raisons budgétaires ou parce que le poste ne correspond plus à un besoin. Par ailleurs, de nombreuses offres d’emplois sont fantômes, et là uniquement pour faire de la publicité aux entreprises ou leur constituer une base de CV.
L’augmentation du chômage vient de l’austérité, du coût du capital et de la dérèglementation du travail : le nombre de plans sociaux a explosé depuis l’ANI et en juillet le nombre de ruptures conventionnelles (qui sont le plus souvent des licenciements déguisés) a atteint son plus haut niveau historique.

Il est temps d’en finir avec la culpabilisation des chômeurs et avec le mythe d’un chômage volontaire. Les Français veulent un travail et un salaire digne. C’est le gouvernement, dans sa soumission aux actionnaires et à leurs injonctions, qui les en empêche.

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