La campagne de la liste « A gauche maintenant », emmenée par René Revol (PG) dans le Languedoc-Roussillon, a débuté en fanfare, vendredi 29 janvier au soir à Montpellier, avec un meeting réunissant 3500 personnes. Une mobilisation rendue possible grâce à l'union de toute l'autre gauche : NPA, Front de gauche (PG, PCF, GU), Alternatifs, FASE, Objecteurs de croissance, Mpep.
L'enthousiasme était à son comble lorsque sont entrés les porte paroles nationaux, M Martin (NPA), MG Buffet (PCF), JL Mélenchon (Parti de Gauche) et René Revol. Une atmosphère qui rappelait le meeting de la campagne unitaire du NON à la constitution européenne, il y a cinq ans.
La venue de Myriam Martin, membre de la direction du NPA, a été saluée par des applaudissements nourris dans la salle. Un NPA qui s'est félicité de la constitution d'une liste de « transformation sociale sur un programme de ruptures ».
Jean Luc Mélenchon a parlé d'un accord de second tour avec les Verts permettant la victoire en Languedoc Roussillon. Si nous passons devant eux au premier tour nous conduirons la liste au second et « nous changerons la donne dans cette région pour en faire un levier dans ce pays afin mettre Sarkozy à terre ! » a-t-il lancé Car la France n'est pas « cette petite chose agitée qui se glorifie d'expulser des étrangers, elle est une bataille pour un idéal social » a t-il proclamé dans une ambiance survoltée.
Marie George Buffet a dénoncé les méfaits de « la bande du Fouquet's ». Des dégâts économiques et une souffrance sociale subis de façon vive dans cette région où le taux de chômage atteint 12,4% et où des entreprises comme Sanofi à Montpellier continuent de licencier etc. Face à cette situation l'union de l'autre gauche « peut gagner avec de l'audace et un programme de transformation sociale ».
Des discours que la salle a accueillis par des applaudissements debout.
En conclusion René Revol s'est présenté en compagnie des têtes de listes de tous les départements. Des listes d''union construites autour de mesures de ruptures à la politique sarkoziste.
« Nous ne ferons pas une campagne personnelle non derrière quelqu'un car nous voulons mener cette bataille contre la droite collectivement c'est le seul moyen de gagner » a réaffirmé René Revol.
S'il a été choisi pour conduire la liste en Languedoc Roussillon, ce n'est pas par hasard. René Revol est le principal opposant historique à Georges Frêche. A la différence de M. Aubry, il n'a pas attendu cette semaine pour dénoncer les propos calamiteux de ce grossier personnage qui « fait depuis trop longtemps honte à la gauche de cette région ».
René Revol na pas oublié de décliner ces principales mesures de ruptures qui devront s'imposer en Languedoc Roussillon :
Refus des pôles de compétitivité où la région aide les forts et pas les faibles. A l'inverse « notre liste aidera les faibles et pas les forts ! »
Création d'une agence régionale de l'eau pour aider les municipalités à retourner en régie publique de l'eau.
Refus de la mise en concurrence des organismes de formation professionnelle. « Nous proposerons de mettre sur pied un service public en lien avec les organisations de l'économie sociale et solidaire. Si nous devons désobéir à la loi Borloo et à la directive européenne nous le ferons, et nous le proposerons à toutes les autres régions de gauche ». De la même façon avec les subventions aux lycées privés, « nous défendrons que l'argent public soit affecté aux lycées publiques ».
En matière économique, « nous nous engagerons à ne pas subventionner les entreprises qui licencient » et tous nos appels d'offres seront basés sur des critères sociaux et environnementaux.
Un énoncé qui a été salué avec ferveur par les acteurs des mouvements sociaux présents dans la salle. Convaincues que prendre la région devrait servir de point d'appui à la bataille contre la droite, les 3500 personnes présentes sont reparties « gonflées à bloc » prêtes à mener la campagne tambour battant. Mais auparavant ce midi rouge a entonné avec force l'internationale, montrant ainsi sa détermination à faire que le Languedoc Roussillon soit « A gauche maintenant ! »
Lionel DESCAMPS